Analyse
2016 a commencé sous le signe du stress sur les Bourses il y a un an - mardi 12 janvier 2016

Baisse de plus de 6 % pour le S&P 500, d’environ 7 % pour le Stoxx Europe 50 et de plus de 5 % pour le Bel 20 depuis le 1er janvier… Faut-il craindre un krach ?

Nous ne le pensons pas. Mais si les baisses offrent des opportunités, nous ne vous conseillons pas pour autant de tenter de suivre le marché pour tirer parti de sa volatilité !

 

Les facteurs déstabilisant les Bourses sont nombreux en ce début d’année.
Le plus problématique est l’économie chinoise.
Son adaptation à un modèle basé sur la consommation interne est un processus complexe, d’autant que les mécanismes de marché pour l’accompagner font défaut. Le ralentissement chinois, dont il est difficile de cerner l’ampleur, ne manquera donc pas d’impacter les économies occidentales. En particulier l’Allemagne, qui a fait de ses exportations de biens d’équipement vers les économies émergentes un de ses principaux atouts.

Revivons-nous le spectre de la crise de 2008, comme semble l’affirmer avec beaucoup d’aplomb l’investisseur Georges Soros ?

Nous ne le pensons pas.

Car si 2008 avait été l’année du risque d’écroulement du système financier dans son ensemble, 2016 en est loin. Pour l’heure, les marchés s’adaptent simplement à une situation économique qu’ils avaient probablement mal jugée : une économie mondiale moins bien orientée qu’attendu, une absence d’inflation, l’effet de la baisse des prix des matières premières, une complexité du système économique et financier qui n’aide pas à trouver des solutions crédibles…

Dans ce contexte, on pourrait être tenté de vouloir suivre de près le marché, en achetant au plus bas et en vendant au plus haut. Cette stratégie est cependant illusoire, surtout dans ce type de marché très volatil et qui le restera. Votre horizon de placement se compte en années, non pas en semaines ni en mois. La correction boursière permettra aux cours de belles valeurs, jusqu’ici un peu chères, de revenir à des niveaux de valorisation justifiant un achat. Voyez dans ce recul des cours l’occasion de compléter votre portefeuille de titres exagérément pénalisés, comme Axa, Euronav, Intel, Umicore ou encore Melexis. A contrario, cédez les actions chères. Elles connaîtront les plus fortes baisses lors des phases de correction.

 

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