Analyse
Cinq actions à acheter sur le Nasdaq il y a un an - jeudi 21 janvier 2016

Quelles actions privilégier encore alors que, depuis le creux de 2009, la valeur du Nasdaq a été multipliée par près de quatre ?

Depuis son dernier creux en 2009, le Nasdaq a progressé de 23 % par an en moyenne. Et seize ans après l’éclatement de la bulle internet, qui l’avait vu plonger de plus de 70 % en seize mois, il teste de nouveaux records. Mas cette hausse spectaculaire n’est pas selon nous une raison de craindre un nouveau plongeon. Car depuis 2000, la situation a bien changé.

 

Nous avons encore cinq actions favorites sur le Nasdaq…

– Intel fait pour 2016 des prévisions supérieures aux attentes (chiffre d’affaires en hausse de 5 % et marge brute stable malgré un nouveau recul attendu des ventes d’ordinateurs dans le monde, dividende relevé de 8 %).
– Texas instruments digère bien le ralentissement de la demande dû à la dégradation économique mondiale et à la force du dollar. Il dégage encore de bons résultats grâce à sa bonne diversification et à sa solidité financière. Ses résultats et prévisions ont dépassé les attentes.
– Applied Materials a été plombé récemment par l’échec de sa fusion avec Tokyo Electron et par le ralentissement de la demande et a bien rebondi depuis notre conseil d’achat en octobre. Le bénéfice par action de 11 % a été meilleur qu’attendu (+11 %). Une tendance amenée à perdurer.
– CA Technologies bénéficie d’une clientèle large, diversifiée et fidèle, lui offrant une certaine liberté pour fixer ses tarifs et dégager une rentabilité confortable. Les évolutions technologiques (cloud computing, tablettes et smartphones en entreprises) lui offrent de nouvelles opportunités.
– Schnitzer Steel maîtrise ses coûts et génère assez de liquidités pour rembourser sa dette et pérenniser son dividende. Il est bien placé pour profiter de la reprise de la demande.

 

… car la hausse du Nasdaq doit être relativisée

C’est l’ensemble des valeurs américaines qui a connu un parcours boursier exceptionnel (+18 % en moyenne par an), grâce à la politique monétaire de la Fed et aux perspectives de croissance des bénéfices supérieures à la moyenne. Et le Nasdaq a aussi profité de l’absence en son sein des secteurs pétroliers, matières premières et services aux collectivités, peu à la fête ces dernières années.

 

… car la composition du Nasdaq a évolué

Les acteurs en présence sont différents de ceux qui composaient l’indice en 2000. Le Nasdaq est moins volatil, constitué de groupes plus solides, moins risqués et plus rentables. Il est plus diversifié. Le poids des valeurs technologiques est passé de 66 % fin 1999 à 43 %. Les valeurs liées à la consommation ont progressé de 5 % à 27 % et celles liées à la santé de 6 à 16 %. Au sommet de l’indice, on trouve des géants mondiaux, solides rentables et qui ont réussi à créer des quasi-monopoles (Apple, Alphabet, Microsoft, Amazon, Facebook, Intel).

 

… car la valorisation du Nasdaq n’est pas excessive

Le Nasdaq se traite à 24 fois les bénéfices (contre 20 fois pour le S&P 500 et 60 fois au sommet de la bulle de 2000). Mais ce ratio étant à son sommet depuis 5 ans, il y a lieu de se monter sélectif.
Conservez mais n’achetez pas Apple, Alphabet (ex-Google) et Microsoft.
Vendez Facebook et Amazon.
Faites preuve de prudence à l’égard de certains sous-segments technologique, sujets à des phénomènes de bulle (les cours des fabricants d’imprimantes 3D se sont récemment effondrés; les groupes actifs dans le numérique comme Uber, Airbnb et Snapchat, se négocient à des prix astronomiques…).

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