Analyse
KPN : ne spéculez pas il y a un an - mercredi 6 janvier 2016

La cession de la filiale belge Base a relancé les rumeurs de rachat de KPN.

Des spéculations qui ont poussé le cours à un niveau exagéré, au vu des piètres perspectives qui s’offrent au groupe. Ne spéculez pas.

VENDEZ.

 

KPN a été contraint, pour se désendetter, à de lourdes cessions en Allemagne et en Belgique, et a perdu de sa substance. Dans un secteur télécom européen en recomposition (négociations Orange/Bouygues...), il fait dès lors office de cible. Mais ne spéculez pas. Car, si rachat il y a, la prime offerte par l’acquéreur risque d’être ténue (le cours actuel est exagéré). Et même si le groupe est financièrement plus solide qu’avant (les cessions allemande et belge ont rapporté plus de 6 milliards) et pourrait poursuivre seul son développement, il souffrirait de la forte concurrence du marché télécom néerlandais, sur lequel il est recentré (concurrence qui sera encore renforcée avec le lancement prochain d’un internet mobile low cost par le suédois Tele2). Dans ce contexte, un redressement significatif des performances est peu probable. Pas de quoi en tout cas justifier un cours aussi élevé. D’autant que le rendement sur dividende est famélique pour une valeur télécom (moins de 3 % brut). Nous tablons sur un bénéfice par action de 0,07 EUR pour 2015, de 0,085EUR en 2016 et de 0,095 EUR en 2017.

 

Cours au moment de l'analyse : 3,44 EUR

 

KPN est le premier opérateur télécom aux Pays-Bas. Il est peu présent hors de ses frontières nationales suite à la cession d’importants actifs en Allemagne puis en Belgique (Base) destinée à réduire son endettement.

 

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