Analyse
Heineken : nette hausse du dividende, mais… il y a un an - jeudi 10 mars 2016

La hausse du dividende nous laisse sceptiques.

Au vu des qualités fondamentales de la valeur, le cours est trop élevé.
VENDEZ.

 

Tout comme un an plus tôt, Heineken relève son dividende relatif à 2015 (+18 %, à 1,30 EUR brut; rendement de 1,7 % brut). Il cherche ainsi à rassurer les actionnaires, inquiets de la future concurrence renforcée d’AB InBev (en passe d’acquérir SABMiller). Mais ce rythme de hausse ne doit pas être extrapolé pour l’avenir (nous tablons sur 1,40 EUR brut pour 2016 et 1,50 EUR brut pour 2017). Car le résultat 2015 est mitigé : le chiffre d’affaires (hors cessions et acquisitions) gagne 3,5 % (2,2 % par les volumes, 1,3 % par les prix). Mais le bénéfice (hors plus-value sur cessions) fait du surplace, lésé par des charges de restructuration et d’acquisitions. Bien que les innovations soient performantes (les nouveautés assurent 9,2 % du chiffre d’affaires), la croissance des volumes vendus de bières premium décélère (+3,5 % pour l’ensemble de 2015 contre +6,2 % au 1er trimestre). De quoi alimenter des craintes quant à l’évolution de l’activité en Amérique et en Asie (jusqu’ici assez dynamiques). D’autant plus que la situation en Afrique et en Europe (y compris en Russie) devrait rester difficile. Nous réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 3,15 EUR pour 2016 (contre 3,45 auparavant) et à 3,40 EUR pour 2017 (contre 3,60).

 

Cours au moment de l'analyse : 77,28 EUR

 

Le brasseur néerlandais Heineken occupe la troisième place mondiale de son secteur avec une part de marché de près de 9 % derrière AB InBev et SABMiller. Après s'être renforcé en Europe (y compris de l'Est et en Russie), il a acquis le mexicain Femsa Cerveza en 2010.

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