Anheuser - Busch InBev

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83,27 EUR 20/06/2018 17:35 Bruxelles
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Articles

  • Analyse
    Le premier trimestre a été plutôt satisfaisant pour AB InBev il y a un mois - mardi 15 mai 2018
    Mais la méfiance des investisseurs persiste. Avec raison ?
     
     
     
     

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  • Analyse
    AB InBev a publié un résultat meilleur que prévu il y a 3 mois - vendredi 2 mars 2018
    De quoi miser sur un rebond durable du titre ?
    AB InBev a publié un résultat meilleur que prévu

    AB InBev a publié un résultat meilleur que prévu

    Non. Pas encore.
    Depuis l’annonce de la reprise de SABMiller en 2015, AB InBev peine à convaincre. Car il a consenti un prix élevé pour acquérir ce concurrent. Et de de plus, des difficultés se sont faites persistantes aux USA et au Brésil. Certes, le 4e trimestre 2017 a été meilleur que prévu. Mais pas de quoi pour autant à miser déjà sur un rebond durable du titre, qui reste un peu cher.
    VENDEZ.

    Trimestre meilleur que prévu

    Au 3e trimestre, le recul des volumes vendus avait inquiété les investisseurs. Ceux-ci ont toutefois été un peu rassurés par la publication du résultat du 4e trimestre, qui révèle quant à lui une hausse des volumes vendus de 1,6% et un bond de 17,8% du chiffre d’affaires des marques mondiales (Budweiser, Stella Artois, Corona). Le Brésil, où l’économie sort peu à peu de la crise, a été le fer de lance de l’amélioration. Et les économies issues de l’intégration de SABMiller sont déjà réalisées aux 2/3. De la sorte, sur base comparable, le bénéfice par action du 4e trimestre a gagné 122% et celui de l’ensemble de 2017 grimpe de 40,7% à 3,60 EUR.

    Fabrication du leader mondial

    Depuis 2004, AB InBev (à l’époque : Interbrew) a poursuivi une ambitieuse stratégie de fusions et acquisitions, dans le but de prendre la place de n°1 mondial du secteur brassicole. Il a ainsi absorbé le brésilien AmBev en 2004 et l’américain Anheuser Busch en 2008, puis il a réalisé de moins grosses acquisitions : en 2013 celle du mexicain Modelo (connu pour sa marque Corona et qu’il détenait déjà à 50%); en 2014 celle du coréen Oriental Brewery.
    Cette course à la taille ne sert pas qu’à flatter l’égo des dirigeants. Dans ce secteur traditionnellement très fragmenté, grappiller des parts de marché permet de dégager des synergies (économies d’échelle), notamment pour l’achat des matières premières et la gestion des réseaux de distribution.
    En outre, AB InBev a centré sa politique commerciale sur un petit nombre de marques mondiales, dont il augmente les prix régulièrement.
    La dernière grosse acquisition (de SABMiller, n°2 du secteur, annoncée en 2015 et finalisée en 2016) a achevé l’implantation mondiale du groupe, en profitant e.a. de la présence de SABMiller en Asie-Pacifique et en Afrique.

    Business model performant

    La rentabilité du groupe, portée par les hausses de prix des marques mondiales et le sévère contrôle des coûts, s’est envolée : en 2004, la marge opérationnelle était de 11%; en 2017 elle atteint 30%. Bien que très endetté par ses acquisitions, le groupe a prouvé qu’il savait faire face à ses obligations financières, grâce à d’abondantes rentrées de liquidités. Cela a profité au cours de Bourse qui est ainsi passé de 20 EUR début 2004 à ±90 EUR à présent.

    Quelques fragilités

    Tant que le groupe se développait par acquisitions, les investisseurs s’inquiétaient peu de la croissance des actifs existants. A présent, toutefois, ils constatent que la consommation aux USA et au Brésil n’a pas été épargnée par les précédentes années de cise. Et que les habitudes de consommation évoluent : aux USA, l’essor des bières artisanales nuit à la Budweiser.
    Après les premières grandes acquisitions, il est apparu que la marge opérationnelle n’était pas extensible à l’infini. Les récentes acquisitions ne permettent plus les mêmes gains d’efficacité. C’est le cas de celle de SABMiller. Car le groupe était déjà bien géré. Et si son activité en Afrique est moins rentable, c’est pour des raisons structurelles (investissements importants à consentir).
    Les coûts ont souffert de la hausse des prix des matières premières et de certaines dépenses (marketing...).
    Les finances sont délicates. Certes, divers actifs ont été revendus pour satisfaire aux exigences des autorités de la concurrence (suite à l’acquisition de SABMiller) et le produit de ces cessions a été affecté à la réduction de la dette. Et il n’y a pas de risque de faillite. Mais les charges financières pèseront encore longtemps sur le résultat et la hausse du dividende; pour 2017, celui-ci reste inchangé (2,52 EUR net ou 3,60 EUR brut, soit 100% du bénéfice par action).

    Ne dramatisons pas

    Le succès industriel du groupe est indéniable, au-delà des espoirs initiaux. Et il reste une marge de progression, notamment dans les bières artisanales (même si l’impact sur le résultat sera lent). Le fait de détenir SABMiller permet d’être mieux réparti sur le globe et de réduire la sensibilité à l’une ou l’autre zone géographique (comme ces dernières années, les USA et le Brésil).

    Excès d’enthousiasme

    Les investisseurs ont exagéré, au point de pousser le cours à plus de 120 EUR fin 2015. Mais les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. La recette appliquée (rentabilisation rapide des acquisitions) s’épuise, surtout avec des acquisitions onéreuses (comme SABMiller). Le bénéfice par action 2017 (3,60 EUR) est ainsi inférieur à ce qu’il était en 2012 (3,71 EUR). Certains espèrent une nouvelle acquisition d’envergure, peut-être dans un secteur voisin (sodas ?). Mais cela nous semble peu probable dans un avenir proche.

    Nous prévoyons un bénéfice par action de 3,90 EUR en 2018 et 4 EUR en 2019. Mais pour que nous soyons plus positifs sur le titre, il faudrait que le cours recule un peu, ou que les perspectives de bénéfices s’améliorent nettement.

    Cours au moment de l'analyse : 89,43 EUR

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  • Analyse
    AB InBev est accusé d’abus de position dominante il y a 6 mois - lundi 4 décembre 2017
    C’est la commission européenne qui l’accuse.

    Action chère.
    VENDEZ

    AB InBev est accusé par la Commission Européenne d’abus de position dominante sur le marché belge de la bière visant à maintenir des prix élevés. Pour le numéro 1 mondial, la Belgique reste marginale (moins d’un demi pourcent du marché mondial de la bière en volume) et si une pénalité financière devait survenir à terme, elle serait sans doute limitée. Mais c’est aussi le signe des difficultés du groupe à maintenir ses prix et, partant, sa rentabilité sur un marché européen où les distributeurs sont puissants. Pas une bonne nouvelle à un moment où les volumes mondiaux du groupe sont à la peine.

    Cours au moment de l’analyse : 96,39 EUR

    Le groupe AB InBev est issu de l’acquisition (en 2008) de l’américain Anheuser-Busch par le belgo-brésilien InBev et qui a repris SABMiller en 2016; premier brasseur mondial, il détient une part de 25 % du marché mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Budweiser, Beck’s, Brahma, Jupiler…

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  • Analyse
    Les volumes vendus par AB InBev au troisième trimestre sont plutôt faiblards il y a 8 mois - vendredi 27 octobre 2017
    Le groupe ne pourra pas indéfiniment compenser cela pas des hausses de prix.

    Restez prudents.
    VENDEZ.

    Un an après l’acquisition de SABMiller, AB InBev peine toujours à passer la vitesse supérieure. Si le bénéfice du 3e trimestre est quasi multiplié par 3 par rapport à un an plus tôt, c’est parce qu’à ce moment, alors que la fusion n’était pas encore effective, les charges financières pesaient très lourds. Car sur le trimestre, les volumes vendus ont baissé de 1,2% et le chiffre d’affaires issu des marques premium (Budweiser, Stella Artois, Corona) n’a gagné que 1,6%, contre +8,9% au 2e trimestre. C’est aux USA, premier marché du groupe, que la situation est problématique. C’est certes en partie à cause des ouragans. Mais la part de marché du groupe y a aussi reculé de 0,8% (le consommateur préfère des bières plus originales). Et même si les synergies issues du rachat de SABMiller ont encore été revues en légère hausse et soutiennent la marge opérationnelle (±30%), à terme, si les volumes vendus ne croissent pas de manière durable, la hausse du bénéfice pourrait être plus difficile. Car le prix élevé payé pour SABMiller a alourdi la dette et les charges financières. A noter toutefois qu’au Brésil, la situation s’éclaircit peu à peu (1e hausse du bénéfice en 2 ans). Pour l’ensemble du groupe, nous misons toujours sur un bénéfice par action de 3,75 EUR en 2017 et de 4,40 EUR en 2018.

    Cours au moment de l'analyse : 102,35 EUR

    Le groupe AB InBev est issu de l’acquisition (en 2008) de l’américain Anheuser-Busch par le belgo-brésilien InBev et qui a repris SABMiller en 2016; premier brasseur mondial, il détient une part de 25% du marché mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Budweiser, Beck’s, Brahma, Jupiler…

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  • Analyse
    AB InBev avait signé un bon deuxième trimestre, ce qui avait fait monter le cours de 5% il y a 9 mois - vendredi 8 septembre 2017
    Malgré tout, nous avons réduit nos prévisions.

    L’action n’est toujours pas intéressante selon nous.
    VENDEZ.

    Bon deuxième trimestre

    Lors de la publication de ses résultats au titre du deuxième trimestre 2017 fin juillet, le management d’AB InBev avait tenu à conserver le discours optimiste du début d’année, tablant sur la poursuite de l’amélioration de ses activités.
    Et la performance était effectivement satisfaisante avec un chiffre d’affaires en hausse de 5% (à périmètre constant) et une marge opérationnelle gagnant 1,9% à 30,6%.
    Si les volumes restent faibles (+ 1%), la politique visant à privilégier les marques globales premium (plus chères) porte toujours ses fruits (chiffre d’affaires en hausse de 8,9%), quoiqu’un peu moins positivement qu’au premier trimestre (+ 12,1%). L’embellie de la rentabilité trouve quant à elle, en partie, son origine dans l’accélération des synergies dégagées de l’intégration de SAB Miller.

    A relativiser

    Malgré ces bons points, nous préférons rester prudents.
    Pour commencer, même si l’Europe Occidentale et l’Afrique affichent une nette amélioration, des difficultés subsistent sur les deux premiers marchés du groupe que sont les Etats-Unis et le Brésil.
    Ensuite, l’évaluation globale des synergies à dégager de SAB Miller n’a pas évolué et l’accélération enregistrée au deuxième trimestre ne doit pas être extrapolée.
    Enfin, tout relèvement du dividende sera très lent. Il représente en effet déjà une large part du bénéfice et le groupe devra affecter prioritairement ses liquidités à la réduction de sa dette, liée à l’acquisition de SAB Miller.

    Notre conseil

    Avec une nouvelle estimation du coût de cette dette et compte tenu de l’évolution des devises, nous revoyons nos prévisions de bénéfice par action à la baisse à 3,75 EUR pour 2017 et 4,4 EUR pour 2018 contre respectivement 4,25 EUR et 5 EUR auparavant.

    Cours au moment de l'analyse : 100,75 EUR

    Le groupe AB InBev est issu de l’acquisition (en 2008) de l’américain Anheuser-Busch par le belgo-brésilien InBev et qui a repris SAB Miller en 2016; premier brasseur mondial, il détient une part de 25% du marché mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Budweiser, Beck’s, Brahma, Jupiler…

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Infos clés

Carte d'identité

Maximum sur les 12 derniers mois 107,20 EUR
Minimum sur les 12 derniers mois 79,19 EUR
Code ISIN BE0974293251
Bourse Bruxelles
Euronext oui
Bêta 1,13
Volatilité 18,91 %
Nombre d'actions existantes 1.693.242.000
Capitalisation boursière (en milliards) 140,57 EUR
Secteur Alimentation et boissons
Volume de transactions (moyenne par jour en milliers) 150.498 EUR
Score corporate governance 4

Chiffres-clés par action (EUR)

2018 (e) 2017 (e) 2016 2015
Dividende 2,52 2,52 2,57 2,66
Bénéfice courant 3,90 3,60 0,65 4,55
Bénéfice net 3,90 3,60 0,65 4,55
Cash flow courant 5,60 5,33 1,47 6,01
Cash flow net 5,60 5,33 1,47 6,01
EBIT 7,80 7,73 6,81 7,65
EBITDA 9,65 9,66 8,64 9,38
Valeur comptable 29,70 29,38 32,92 22,11
Valeur comptable tangible -31,25 -31,56 -34,03 -15,18

Performance (en euros)

Anheuser - Busch InBev Stoxx Europe 600 S&P 500
Rendement sur 3 mois -7,48 % 2,55 % 8,58 %
Rendement sur 6 mois -10,81 % -2,00 % 5,22 %
Rendement sur 1 an -16,40 % -2,23 % 8,74 %
Rendement sur 5 ans 6,08 % 5,56 % 14,47 %

Ratios financiers de la société

2017 (e) 2016 2015 2014
Pay out - 338,68 % 43,01 % 40,25 %
Current ratio - 1,07 0,64 0,68
Return on equity - 1,85 % 21,44 % 19,92 %
Total return on equity - 1,85 % 21,44 % 19,92 %
Marge brute - 61,55 % 61,61 % 61,29 %
Marge nette - 5,98 % 22,10 % 23,33 %
Marge EBIT - 27,94 % 31,15 % 31,19 %
Marge EBITDA - 35,45 % 38,21 % 38,11 %
Taux d'imposition - 36,95 % 20,82 % 18,11 %
Gearing - 147,84 100,91 84,60
Fonds propres/total du bilan - 29,89 % 31,32 % 35,46 %

Données boursières par action

2018 (e) 2017 (e)
Rendement de dividende 3,04 % 3,04 %
Cours/bénéfice courant 21,29 23,06
Cours/cash flow courant 14,83 15,58
Cours/valeur comptable 2,80 2,83
Cours/valeur comptable tangible - -
Cours / valeur intrinsèque - -
Rendement attendu pour le long terme 6,29 % -

(e) : estimation

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