Le pétrole du Venezuela !
Prix du baril après le choc du Venezuela ?
Prix du baril après le choc du Venezuela ?
Si le prix du pétrole, qui navigue actuellement autour de 60 USD le baril de Brent, réagit peu à l’intervention américaine au Venezuela, c’est sans doute que les investisseurs restent plus fixés sur la perspective d’une hausse de l’offre, plutôt que sur les perturbations de court terme. Cette année, l'offre mondiale de pétrole devrait dépasser la demande de 3,8 millions de barils par jour. Une surabondance record, selon l'Agence internationale de l'énergie.
Jusqu’ici, les événements récents ne nous incitent pas à modifier nos prévisions.
Nous tablons toujours pour cette année sur un prix du baril de moins de 60 USD.
Au prix actuel, les grandes sociétés pétrolières (« majors ») restent capables de financer des dividendes attrayants.
Nos conseils pour les actions du secteur de l’énergie que nous suivons.
Le Venezuela abrite certes les plus grandes réserves de pétrole du monde, estimées à 300 milliards de barils. Mais faute d’entretien des infrastructures ces dernières années, le pays ne produit que 850 000 barils par jour, soit moins de 1% de l’offre mondiale.
Aussi, sur un marché mondial du pétrole bien approvisionné, l’influence du Venezuela demeure faible.
A court terme, la fin de l'embargo américain sur les exportations de pétrole vénézuélien permettrait une (petite) hausse de la production. Cette perspective de nouveaux barils sur le marché pèsera sur le prix du baril, déjà affecté par l’excès d’offre mondiale.
A moyen terme, si les investissements américains redressent la production vénézuélienne, l’effet sur les prix serait aussi baissier, via une hausse de l’offre plus importante encore.
Toutefois, si la production pétrolière vénézuélienne pourrait effectivement connaître une forte reprise, le processus sera long. Toute augmentation significative de la production prendrait probablement plusieurs années.
Les compagnies pétrolières américaines pourraient profiter de la main-mise des États-Unis sur le pétrole vénézuélien, si toutefois elles ont accès aux réserves pétrolières concernées. Chevron peut en profiter compte tenu de sa présence de longue date dans le pays.
Exxon sera également sur les rangs pour s’y développer en mettant la main sur des réserves encore peu exploitées. Une bonne nouvelle, alors que le bassin permien (Californie, Texas) arrive à maturité.
Les compagnies de services au secteur de l’énergie comme Halliburton, Baker Hughes et Schlumberger pourraient bénéficier des investissements réalisés dans le pays et de l'augmentation de la production vénézuélienne. Une hausse des investissements dans l’exploration des hydrocarbures nécessitera cependant la stabilisation des conditions politiques et fiscales. Et une chose est certaine : il faudra de nombreuses années pour remettre à niveau les installations délabrées du pays.
Si vous détenez les actions de ces sociétés de services : conservez.