Le secteur des logiciels s’effondre face à l’IA
Chute des actions des éditeurs de logiciels face à l’essor de l’intelligence artificielle
Chute des actions des éditeurs de logiciels face à l’essor de l’intelligence artificielle
Dans l’état actuel des choses, à l’exception de Microsoft, que nous achetons, nous restons globalement à l’écart du secteur des logiciels, que nous jugeons encore trop cher au regard des incertitudes qui pèsent sur son modèle économique.
Nous préférons miser sur les acteurs qui fournissent les « pelles et les pioches » de la révolution de l’IA, à savoir le secteur des semi-conducteurs. Une exposition diversifiée peut se faire via l’ETF VanEck Semiconductor UCTS ETF.
Les prises de bénéfices se sont amplifiées sur les actions du secteur des logiciels. Sur une semaine, le recul atteint 9%, et près de 30% depuis le pic de fin octobre. L’intelligence artificielle est désormais considérée par de nombreux investisseurs comme un bouleversement susceptible de fragiliser durablement le modèle économique des acteurs en place.
D’une part, les propriétaires des solutions d’IA les plus avancées cherchent activement de nouvelles sources de revenus afin de financer leurs investissements colossaux. D’autre part, l’amélioration rapide des outils d’IA fait craindre que les clients puissent, à terme, développer eux-mêmes leurs solutions logicielles en interne, réduisant ainsi leur dépendance aux éditeurs traditionnels.
La défiance s’est encore renforcée avec la sortie récente de nouveaux modules d’extension de l’IA Claude Cowork d’Anthropic, détenu en partie par Alphabet et Amazon. Ces outils permettent désormais l’automatisation de tâches complexes dans les domaines juridique, commercial, marketing ou encore l’analyse de données.
Dans ce contexte de mutations rapides, il devient difficile d’identifier clairement les gagnants et les perdants de la révolution de l’IA au sein du secteur des logiciels. Le risque de rupture technologique apparaît de plus en plus prégnant, ce qui justifie la baisse des niveaux de valorisation, jusque-là élevés, et l’augmentation des primes de risque exigées par les investisseurs.
Parmi les principales victimes de ce désengagement figurent plusieurs géants des logiciels professionnels. Oracle affiche une chute de 49% depuis fin octobre, SAP recule de 26%, et même Microsoft accuse une baisse de 25%.
Malgré cette correction, Microsoft reste, à nos yeux, une exception. Sa position de précurseur dans l’intelligence artificielle et le cloud justifie une recommandation à l’achat, contrairement au reste du secteur.