News

Sell in May and go away ?

il y a 2 mois - mercredi 15 mai 2019
Faut-il croire à cet adage ? Vendre en mai et racheter en octobre ?

Nous vous conseillons plutôt de rester fidèle à notre stratégie.

Le président Trump est dans sa troisième année à la tête des Etats-Unis et nous sommes au mois de mai. Quel rapport ? A priori aucun, mais selon une étude sur le sujet, cela préfigurerait une piètre performance des marchés boursiers dans les mois à venir. 

Vous connaissez sans doute l’adage boursier « Sell in May and go away », selon lequel il faudrait vendre ses actions en mai et les racheter après l’été. Les marchés boursiers seraient en effet moins performants entre les mois de mai et octobre que durant les six autres mois de l’année. La différence de performance serait de 5% en moyenne (+3% contre +8%). Mais selon une étude de Kam Fong Chan et Terry Marsh, cette différence de performance entre les mois d’été et les mois d’hiver ne serait en réalité statistiquement significative que durant la troisième année de mandat d’un président américain. Sur base de données remontant à 1896, durant la troisième année de mandat d’un président américain, l’indice Dow Jones a ainsi progressé de près de 11% en moyenne durant les mois d’hiver (novembre à avril), contre un recul de 0,1% en moyenne durant les mois d’été (mai à octobre). 

Si ce genre d’études est évidemment à prendre avec des pincettes, force est de constater que la contraction boursière mondiale depuis début mai semble aller dans ce sens. Entre le 1er novembre 2018 et le 30 avril 2019, qui correspond aux mois d’hiver de l’étude, la hausse de l’indice Dow Jones a ainsi été de 5,9% et depuis le 1er mai, on en est à -2,9%. 

Même si l’écart de performance entre mois d’été et d’hiver semble se vérifier cette année, il ne nous paraît pas pertinent de céder ses actions en mai pour les racheter fin octobre, que ce soit cette année ou une autre. En effet, outre les frais de vente et d’achat, les indices enregistrent le plus souvent des performances boursières positives durant les mois d’été. Néanmoins, nous sommes plus pessimistes qu’il y a quelques mois concernant les actions en général, et les actions américaines en particulier. Ainsi, le poids des actions dans notre portefeuille équilibré n’est plus que de 50%, contre 65% début novembre. Et le poids des actions américaines dans nos portefeuilles types n’a jamais été aussi faible. Il est de zéro dans nos portefeuilles défensif et équilibré, et de seulement 10% dans notre portefeuille dynamique.

Partagez cet article