Analyse
Actions : bien à très bien il y a 12 ans - jeudi 13 janvier 2005
2004 restera une bonne année boursière, surtout pour les actions petites et moyennes. Mais il y a du bon et du moins bon.

RETROSPECTIVE 2004

· 2004 aura été une bonne année pour la plupart des sicav d’actions reprises dans nos tableaux. Les sicav spécialisées dans les valeurs petites (“small caps”) et moyennes (“mid caps”) furent les meilleurs élèves de la classe.
Les excellentes prestations de la Bourse de Bruxelles (+ 39,6 %) doivent aussi être vues sous cet angle-là. Notre marché est riche en petites valeurs et cela a attiré les investisseurs d’un peu partout. Comme en 2003, il ne fallait pas aller chercher fortune très loin… Toute la question est évidemment de savoir si ça va durer !
· Sur le plan géographique, ce sont surtout les sicav misant sur l’Europe de l’Est (en moyenne + 30,9 %) et l’Amérique latine (+ 26,6 %) qui se sont distinguées. Ce faisant, elles ont réédité leurs prestations de 2003, mais à nos yeux ce n’est pas un argument suffisant pour investir dans ces deux contrées. Les Bourses latino-américaines sont surévaluées, le risque y est élevé et le potentiel limité. Quant à l’Europe de l’Est, nous vous avons conseillé en cours d’année dernière de prendre votre bénéfice. Si vous avez la fibre spéculatrice, optez plutôt pour l’Asie.
A l’autre extrémité du classement, nous retrouvons les sicav d’action chinoises (- 0,1 %) et américaines (+ 1,2 %), affectées toutes deux par la baisse du dollar (- 7,2 % par rapport à l’euro). De plus, les actions chinoises ont souffert de prises de bénéfice par les investisseurs étrangers. 2003 avait été un excellent millésime…
· Sur le plan sectoriel, ce qu’il est convenu d’appeler “l’utilité publique” a dégagé le beau rendement moyen de 21,9 %. Par contre, les secteurs pharma (+ 2,1 %) et surtout des hautes technologies (- 2,4 %) ont déçu. Attention : s’il y a de grandes différences entre les secteurs, il y en a aussi à l’intérieur de ceux-ci.
Comme chaque année, c'est l’occasion de revenir sur les prestations marquantes de l’année écoulée. Les pourcentages mentionnés sont des rendements à 12 mois.

LES MARCHES BOURSIERS EN DECEMBRE 2004

Bourse

Evolution (1) sur

1 mois

3 mois

12 mois

Amsterdam (AEX)

3.2%

7.5%

3.1%

Athènes (ASE)

5.0%

19.7%

23.1%

Bruxelles (BEL 20)

2.9%

8.9%

30.7%

Francfort (DAX 30)

3.2%

9.3%

5.1%

Hong Kong (Hang Seng)

-1.0%

-0.6%

4.9%

Lisbonne (PSI 20)

1.0%

3.3%

12.6%

Londres (FTSE 100)

0.5%

2.1%

7.0%

Madrid (IBEX 35)

4.5%

13.1%

17.4%

Milan (MIB 30)

4.7%

11.7%

16.9%

Nasdaq Composite

1.4%

4.8%

0.8%

New York (S&P 500)

1.0%

-0.6%

1.2%

Paris (CAC 40)

1.8%

5.0%

7.4%

Stockholm (OMX)

-1.2%

5.2%

17.2%

Sydney (ASX - AORD)

1.6%

9.1%

18.4%

Tokyo (NIKKEI 225)

3.4%

4.3%

4.4%

Toronto (S&P/TSX Composite)

-0.6%

3.0%

12.6%

Zurich (SMI)

2.3%

4.5%

4.7%

(1) en %, après conversion en euro, fin décembre 2004

Le vaste monde
· Les sicav d’actions mondiales (+ 4,8 %) ont fait moins bien que leurs consoeurs limitées à l’Europe (+ 10,1 %). Vous l’aurez deviné : ce sont les actions américaines qui ont fait la différence. La palme revient à Aphilion Q² Equities. Sa progression est de 18,5 % grâce à des investissements limités en dollars, à son choix résolu en faveur des sociétés belges et à une bonne sélection d’actions. Par exemple le spécialiste danois de l’audiovisuel Bang & Olufsen (+ 65,8 %), la société de distribution Colruyt (+ 58 %) ou le groupe minier britannico-helvétique Xstrata (+ 47,2 %).
Contrarian Equities@Work (Capital@Work, *****) ne se débrouille pas mal non plus avec une hausse de 8,3 % due entre autres au groupe de non-ferreux Umicore (+ 24,4 %) et au fabricant danois de produits alimentaires Danisco (+ 27,4 %).
Fortis L Fund Equity World (*, - 0,5 %) doit l’essentiel de son recul à ses actions américaines, notamment les groupes financiers Citigroup (- 7,9 %) et Wells Fargo (- 2,1 %).
· Les sicav d’actions mondiales s’adressent à ceux qui, d’un coup, veulent diversifier leur portefeuille d’actions. Les sicav que nous vous conseillons sortent parfois des sentiers battus. Outre Contrarian Equities@Work et la sicav éthique Dexia Sustainable Accent Social (***, + 4,8 %), Aphilion Q² Equities est aussi un bon choix. Cette sicav n’a que trois ans, mais, à nos yeux, elle a acquis ses lettres de noblesse.

Tour d’Europe
· Les prestations de Puilaetco High Growth Europe (+ 19,8 %, *) sont un cran au-dessus de celles des autres sicav d’actions européennes (+ 10,1 %), ce que ses gestionnaires expliquent par leur penchant pour les valeurs petites et moyennes. Le holding belge Almancora (+ 85,3 %), le groupe industriel néerlandais Aalberts Industries (+ 73,9 %) et Mobistar (+ 55 %) ont bien travaillé en 2004.
· Les placements en actions à rendement élevé ne sont pas seulement rémunérateurs en Belgique : on le voit avec ING (L) Invest Euro High Dividend (****), une de nos recommandations dans la catégorie zone euro (+ 15,1 % en moyenne). Cette sicav a gagné 23 % en 2004 grâce à ses placements en actions Telecom Italia (+ 28,1 %), AGF (assureur français; + 27,6 %) et Snam Rete Gas (distributeur italien de gaz; + 27,4 %).
L’avenir d’une autre de nos favorites, SISF Euro Equity A (***, + 20,8 %), est en ce moment incertain. Les sicav de Schröders ne seront plus distribuées par la Banque Nagelmackers (mais elles peuvent être conservées en compte-titres) et on ne sait pas encore qui prendra le relais. Nous vous tiendrons informés.
La sicav “branche 23” EFP Combi 0/100 Europe + (Fortis Banque, + 1,8 %, **) affiche la plus mauvaise performance de sa catégorie. Elle présente une particularité, un mécanisme visant à l’empêcher de descendre sous un certain niveau. Mais pour cela, il faut du cash en portefeuille, ce qui n’est pas très rémunérateur et pèse sur les prestations.
· Continuez à investir dans la zone euro et en Europe. Les sicav reprises en gras dans nos tableaux ont fait mieux que la moyenne l’an dernier. Vous pouvez encore les acheter.

LES SECTEURS EN DECEMBRE 2004

Evolution (1) sur

1 mois

3 mois

12 mois

En Europe

Secteur financier

4.1%

10.5%

17.4%

Secteur pharmaceutique

3.7%

-1.2%

4.7%

Secteur télécom

3.6%

13.7%

16.5%

Secteur Infotechnologie

-2.0%

5.5%

-0.7%

Secteur de la consommation

2.7%

3.2%

8.2%

Secteur de la distribution

3.1%

5.1%

19.8%

Sociétés d'utilité publique

5.1%

10.1%

32.0%

Dans le monde

Secteur financier

3.0%

5.4%

12.6%

Secteur pharmaceutique

4.0%

-3.0%

-3.0%

Secteur télécom

2.4%

8.0%

10.8%

Secteur infotechnologie

0.9%

3.4%

-4.4%

Secteur de la consommation

3.3%

0.7%

3.5%

Secteur de la distribution

1.1%

1.5%

10.0%

Sociétés d'utilité publique

2.5%

6.2%

21.4%

(1) en %, après conversion en euro, fin décembre 2004

Sacré dollar !
· La prestation moyenne des sicav d’actions américaines reprises dans nos tableaux est de 1,2 %. PAM Equities North America (Petercam, - 5,9 %, *) a fait nettement moins bien à cause de ses placements en actions 3M (bureautique; - 10,4 %) Wal-Mart Stores (distribution; - 7,6 %) et, en plus, ses gestionnaires ont dû affronter en fin d’année une vague de retraits d’épargnants qui les a obligés à revendre une grande partie de leur portefeuille. Un portefeuille centré surtout sur les grandes valeurs, lesquelles ont précisément fait moins bien que les “mid” et “small” caps. Une année à oublier.
· Vous pouvez profiter de la faiblesse du dollar pour acheter des sicav d’actions américaines. La sicav indicielle KBC Index United States (**, + 1,9 %) est un bon choix parmi l'offre disponible sur notre marché.

Bravo, Bruxelles !
· Dans la catégorie des sicav d’actions belges (+ 37,1 % en moyenne), il y a deux gagnants, PAM Equities Belgium (Petercam, + 44,6 %, ***) et la sicav “branche 23” WFS Equity Belgium (Winterthur-Europe, + 45 %, ***). Mais la seconde est exactement… la même que la première ! Ce sont donc les gestionnaires de Petercam qu’il faut féliciter pour leurs choix : Almanij (+ 87,2 %), la maison-mère de CBC-KBC (+ 52,6 %), et CMB (transport maritime; + 259,4 %).
· Les succès rencontrés en 2003 et en 2004 par la Bourse de Bruxelles sont essentiellement dus… au recul enregistré par notre marché entre 1999 et 2002 et à l’appétit des investisseurs pour les petites valeurs. Mais toute médaille a son revers. Le potentiel qu’offre aujourd’hui un placement en Bourse de Bruxelles n’est sans doute plus énorme. Les actions belges ne sont plus bon marché, mais correctement évaluées. Toutefois, comme il s’agit d’un placement défensif, vous pouvez y investir encore via l’excellente sicav Osiris Equities Belgian High Yield (Banque Degroof, *****, + 39,4 %).

Technologie: du meilleur au pire
· On trouve les plus grands écarts de prestations – ce n’est pas très étonnant ! – dans le secteur des sicav d’actions technologiques. KBC Equity Growth by Innovation (*U) a fait les bons choix et dégagé un rendement de 20,3 %. Chapeau ! Ses gestionnaires ont opté pour les sociétés investissant beaucoup en recherche et développement comme Autodesk (logiciels; + 186,6 %), Global Graphics (+ 104,8 %) et Pankl Racing Systems (Royaume-Uni; + 90,5 %). La sicav de Petercam PAM Equities Technology (*) a perdu, elle, 13,7 % et sera bientôt absorbée par sa consoeur luxembourgeoise IT Funds Technology Global. Elle était trop petite pour permettre une gestion efficiente.
· Quels secteurs recommandons-nous encore ? La finance (voir par ailleurs dans ce numéro), l’utilité publique, les valeurs pharma et les biens de consommation. Pour les trois dernières catégories, notre préférence va, entre autres, à Fortis L Fund Equity Utilities Europe, Fortis L Fund Equity Pharma Europe et Fortis L Fund Equity Consumer Goods Europe. Les “clones” de la série Fortis B Fund peuvent être conservés.

Le dollar, vedette malgré lui
Contre toute attente, les taux d’intérêt ont encore baissé en 2004, ce qui est une bonne chose pour les sicav d'obligations. La plupart ont bien progressé. Mais les investisseurs n’avaient d’yeux que pour un dollar en baisse par rapport à l'euro.

C'est contre toute attente que les taux obligataires ont, à l'exception des taux américains, continué de baisser en 2004. En Europe, une croissance économique hésitante, des perspectives qui le sont tout autant pour l'année 2005 et une inflation (= progression des prix) maîtrisée ont permis aux taux obligataires d’enfoncer de nouveaux planchers.
Pour les détenteurs de sicav d'obligations, ce fut évidemment une bonne nouvelle puisque le cours d'une obligation évolue à l'inverse des taux. Lorsque ces derniers baissent, les cours des obligations grimpent, ce qui se répercute sur la valeur des sicav qui investissent dans ces obligations.
Aux Etats-Unis, l'attention des investisseurs s'est surtout portée sur la baisse du dollar (- 7,2 % en 2004), qui a pesé sur les sicav. Les sicav d'obligations en dollars américains sont, avec les sicav d'obligations en yens, les grandes perdantes de 2004.

Obligations internationales
· La baisse du dollar, présent dans de nombreux portefeuilles, a limité la progression des sicav d'obligations internationales. En 2004, leur performance s'établit en moyenne à 2,5 %.
C'est une nouvelle fois PAM (L) Bonds Universalis (Petercam, ****) qui figure en tête du classement, avec une progression de 7,2 %. Un succès que la sicav doit, selon ses gestionnaires, à quatre principaux facteurs:
– disposant de nombreuses liquidités en début d'année, ils ont attendu que les taux remontent (au printemps) pour réinvestir à des conditions plus intéressantes. Ensuite, les taux obligataires sont repartis à la baisse, ce dont ils ont largement profité sur les obligations fraîchement acquises;
– ils n'investissent pas en yens, une devise qui a justement perdu 3 % en 2004;
– ils ont par contre investi en obligations d'entreprises. Or, ces dernières ont affiché des rendements supérieurs aux emprunts d'Etat (voir plus loin);
– enfin, la sicav a consacré une petite partie de son portefeuille à des emprunts libellés dans des devises plus risquées: le zloty polonais (+ 16 %), le forint hongrois (+ 6,5 %) et le rand sud-africain (+ 10 %).
· Vous voulez un placement en obligations, mais sans en assurer le suivi régulier ? Optez dans ce cas pour une sicav d'obligations internationales. Les gestionnaires se chargeront à votre place de sélectionner durées, devises et émetteurs. Notre préférence se porte sur PAM (L) Bonds Universalis, sans conteste la sicav la mieux gérée de sa catégorie.

LES DEVISES EN DECEMBRE 2004

Code

ISO

Devise

Cours (1)

(en euro)

Evolution (2)

Persp. (3)

1 mois

1 an

1 an

LT

DKK

Couronne danoise

0,1344

-0.1%

0.1%

=

=

SEK

Couronne suédoise

0,1107

-1.0%

0.5%

+

++

NOK

Couronne norvégienne

0,1215

-1.2%

1.9%

=

-

CHF

Franc suisse

0,6470

-2.2%

0.9%

=

+

GBP

Livre sterling

1,4125

-1.8%

-0.5%

-

=

USD

Dollar américain

0,7357

-2.2%

-7.2%

+

++

CAD

Dollar canadien

0,6141

-3.0%

0.1%

+

++

AUD

Dollar australien

0,5767

-1.2%

-3.5%

+

+

NZD

Dollar néo-zélandais

0,5314

-1.4%

2.1%

-

--

JPY

Yen japonais (100)

0,7180

-1.9%

-3.0%

=

++

(1) fin décembre 2004 ; p.ex. 1 USD vaut x euros; (2) en %, par rapport à l'euro ; (3) évolution attendue de la devise à 1 an et à long terme.

Une jolie plus-value
· Ce sont sans nul doute les sicav d'obligations en euros qui ont le plus agréablement surpris. Celles investissant en obligations à moyen terme ont progressé de 6,2 % en moyenne, celles investissant en obligations à long terme de plus de… 10 % ! Beaucoup prédisaient une année mitigée pour ces sicav, car tout le monde s'attendait en début d'année à ce que les taux obligataires remontent. On l’a vu, il n'en a rien été.
· Parmi les sicav investissant dans les obligations à moyen terme, Argenta Fund Obligations d'Etat (**) a réalisé une moins bonne performance que ses pairs (+ 4,9 %). La durée moyenne des obligations que cette sicav détient en portefeuille (entre 3 et 5 ans) est moins élevée qu'ailleurs. Elle a a donc moins profité de l'effet positif de la baisse des taux. Par ailleurs, ses gestionnaires investissent uniquement en obligations de l'Etat belge. Or, sur les durées comprises entre 3 et 5 ans, ces dernières ont donné un rendement moindre que leurs homologues européennes.
PAM Bonds EUR (Petercam, ***) a par contre affiché une jolie progression (+ 7,7 %). C’est un peu le même scénario que celui décrit plus haut : profitant de la remontée (toute provisoire) des taux au printemps, ses gestionnaires ont acheté de nouvelles obligations offrant des coupons plus élevés. A terme, cela s'est traduit par un rendement plus élevé.
· Du côté des sicav d'obligations à long terme, les plus faibles performances de Dewaay Euro Long Term Bonds (HSBC Dewaay, + 7,9 %, **) et de KBC Renta Long EUR (CBC-KBC, + 8,6 %) sont à attribuer au fait que ses sicav ont investi dans des obligations de moins longue durée que leurs homologues. Or, une baisse des taux est surtout bénéfique pour les obligations de longue durée.
· Il est peu probable que les exploits réalisés en 2004 se renouvellent. Les taux obligataires étant particulièrement bas, on s'attend plutôt à ce qu'ils remontent un peu. Pas de panique toutefois. Vous pouvez encore consacrer une petite partie de votre portefeuille aux sicav d'obligations à moyen terme. Si vous deviez posséder encore des sicav d'obligations à long terme, n'hésitez pas une seconde, prenez votre bénéfice.

Obligations "corporate"
· Les sicav investissant dans des emprunts de sociétés (appelés aussi emprunts "corporate") ont également connu une très bonne année 2004. Leur progression est de 6,9 % en moyenne grâce à la baisse des taux obligataires bien sûr, mais aussi à la baisse du "spread", c’est-à-dire l’écart entre le rendement d'une obligation émise par une société et le rendement d'une obligation d'Etat. Un tel mouvement s'explique par le fait que la situation financière des entreprises s'est améliorée. Le risque de faillite est moindre et elles peuvent donc emprunter sur le marché à des conditions plus favorables, le surplus de rendement exigé par les investisseurs étant revu à la baisse.
· Le surplus de rendement offert par une obligation de société est aujourd'hui devenu très faible. Nous ne nous attendons plus à ce qu'il baisse davantage. C'est la raison pour laquelle nous ne vous conseillons plus d'acheter de telles sicav. A conserver toutefois.

Investir en devises étrangères
· Nous conseillons actuellement quatre devises étrangères, d'une part parce qu'elles proposent des taux plus élevés que chez nous, d'autre part parce qu’elles sont sous-évaluées et présentent donc un intéressant potentiel d'appréciation par rapport à l'euro.
Notre choix se porte sur les sicav d'obligations en dollars américains, canadiens et australiens, ainsi que sur les sicav d'obligations en couronnes suédoises.
· En dollars canadiens, nous conseillons Dewaay Canadian Bonds (HSBC Dewaay, ***). Le nombre des étoiles en atteste, il s'agit, dans sa catégorie, de la sicav la mieux gérée à long terme. Mais sur les 12 derniers mois, elle affiche un rendement moindre (4,8 %) que ses concurrentes. Cela tient au fait que ses gestionnaires ont préféré réduire la durée des obligations qu’ils ont en portefeuille. La sicav n'a donc profité qu'en partie de la baisse des taux obligataires au Canada. Ses gestionnaires comptent poursuivre cette stratégie, qui devrait cette fois s'avérer payante puisque nous prévoyons une hausse des taux obligataires au Canada.
· Les sicav d'obligations en dollars australiens ont réalisé un gain de 2,3 % en moyenne. Ce n’est pas fameux, mais il a fallu faire face à une baisse sensible de la devise (-3,5 %).· Les sicav d'obligations en couronnes suédoises ont pu à la fois profiter de la légère hausse de la devise (+ 0,5 %) et de la baisse des taux obligataires. Au final, elles affichent un très joli gain: + 7,3 % en moyenne. Malgré cet acquis, vous pouvez encore y consacrer une petite partie de votre épargne.
· Les sicav d'obligations en dollars américains ont perdu en moyenne 4,6 % sous l’effet notamment de la glissade du billet vert (- 7,2 %). A son niveau actuel, le dollar dispose d’un potentiel d’appréciation intéressant par rapport à l’euro. Mais il faudra se montrer patient car personne ne peut dire exactement quand cela se produira. En attendant, les taux obligataires américains devraient prendre encore un peu d'altitude, ce qui pourrait peser sur les cours des sicav. Mais, nous vous le disions, dès que le dollar reprendra des forces, sa hausse gonflera le rendement de votre placement, effaçant l'effet négatif de l'évolution attendue des taux. Nous vous conseillons actuellement Dewaay American Bonds (HSBC Dewaay, ***) et ING L Renta Fund Dollar (***).

EVALUATION SECTORIELLE

Nom du secteur

Score

Sicafi

++

Pharma

+

Utilité publique

+

Alimentation et boissons

+

Finances

=

Télécoms

=

Distribution

-

Technologie

--

L’évaluation sectorielle s’attache à la valorisation et au risque des actions d’un secteur particulier. Elle fluctue entre ++ (très bon) et -- (très mauvais). En cas d’évaluation identique, les secteurs sont classés par ordre de préférence, du meilleur au moins bon.

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