Analyse
Nos conseils avant d'acheter des fonds anglo-saxons il y a 12 ans - vendredi 13 mai 2005
Nous recevons de plus en plus de questions à propos des fonds anglo-saxons : où peut-on les acheter ? Quels sont les frais ? Où trouver l’information ? Suivez le guide.

L’establishment financier de notre pays a entrouvert la porte, sans plus, aux fonds de tiers, notamment anglo-saxons. Il est donc de plus en plus tentant pour l’épargnant belge de s’intéresser à ces fonds étrangers puisqu’il est possible d’en acheter et d'en vendre via l’intermédiaire financier où l’on a ses habitudes. Parfois, l’intermédiaire en question donne même des informations sur ces fonds.

Une très bonne chose parce que si l’on trouve de tout parmi ces fonds étrangers, il y a aussi quelques perles excellemment gérées ! Nous en parlons dans ce numéro de F&S. En ce moment par exemple, notre favori parmi les fonds d’actions britanniques est SISF Equity A, géré par la firme londonienne Schroders.

Nous l’avons dit : nous recevons de plus en plus de questions de lecteurs  à ce propos. Voici nos réponses aux plus courantes d’entre elles.

Sont-ils de taille suffisante ? Fiables ?

Oui, cela ne fait pas le moindre doute. Les fonds gérés par les Anglo-saxons sont généralement d’une taille nettement plus importante que les nôtres. Merrill Lynch Investment Managers, par exemple, gère quelque 400 milliards d’euros et occupe plus de 2 500 personnes. Pour comparer, CBC-KBC gère 100 milliards d’euros !

On n’en parle que de temps en temps !

· Le plus souvent, ces fonds viennent au-devant de la scène parce qu’ils ont décroché une récompense ou parce qu’ils ont fait l’objet d’un séminaire. Mais très vite ils retombent pour la plupart dans l’anonymat. Le problème, c’est que ces fonds ne disposent pas vraiment de canaux de distribution. Leurs promoteurs rencontrent donc des problèmes pour les commercialiser. Loin des yeux, loin du coeur.

· Heureusement, certains intermédiaires ayant pignon sur rue ont pris le taureau par les cornes, qu’il s’agisse d’ABN AMRO (qui offrent les fonds de 5 gestionnaires), de Citibank (13 gestionnaires), de Cortal Consors (10), de Deutsche Bank (19), de Keytrade Bank (voir par ailleurs dans ce numéro) ou de Rabobank.be (5) qui, toutes, proposent une sélection de fonds étrangers à monsieur Tout-le-monde. Ces intermédiaires fournissent aussi l’information sans laquelle rien ne pourrait se faire, mais il faut se rendre à l’évidence : ce ne sont pas les grands du marché. Bref, pour le gros de nos concitoyens, les fonds étrangers sont “terra incognita”.

L’information, où la trouver ?

· Vous pouvez évidemment vous adresser à nous. Ou aux intermédiaires financiers cités plus haut. Notre expérience nous amène toutefois à constater que les données que transmettent certains distributeurs de fonds étrangers laissent à désirer. Il y a une solution, Internet. Dans ce cas, privilégiez le site des gestionnaires de ces fonds.

· Ces sites Internet sont riches en informations. On y trouve par exemple la carte d’identité du fonds et ses dernières données techniques, un rapport annuel et, “last but not least”, le prospectus.

Et les frais ?

· Nous ne pourrons jamais insister suffisamment sur l’importance du prospectus. Vous y trouvez  toutes les informations clés sur le fonds qui vous intéresse : politique d’investissement, frais, rendements historiques, etc.

· On peut notamment lire dans le prospectus de SISF UK Equity A que les frais d’entrée ne peuvent dépasser 5,263 % et que la mise minimale est de 1 000 euro (ou l’équivalent dans une devise étrangère, en l’occurence 682 livres sterling). Si vous voulez acheter, vous devrez donc mettre sur table un minimum de 682 GBP (= 1 000 euros) plus 35,9 GBP (= 52,6 euros) de frais. N’acceptez surtout pas!

· Dites à votre intermédiaire financier que vous n’êtes pas content, ni du fait qu’il vous compte une mise minimale, ni du fait qu’il vous compte des frais maximaux.  Dites-lui que la Deutsche Bank par exemple ne compte que 2 % de frais (13,6 GBP, 20 euros) et que vous pouvez y acheter des parts à la pièce (fin avril, au prix de 2,02 GBP). Chez Keytrade Bank, c’est encore moins cher : 9,95 euros pour tout ordre sur Internet, quel que soit le montant investi.

Ne marchez pas si l’on vous demande des frais de l’ordre de 5 %. N’acceptez pas plus de 2 à 3 % de frais d’entrée. N’acceptez pas non plus que l’on vous impose une mise minimale (souvent de 1 000 à 5 000 USD).

Où puis-je acheter?

· La plupart des fonds anglo-saxons sont aujourd'hui disponibles dans n’importe quelle agence bancaire. Faites attention aux frais (consultez le prospectus ! et comparez, il y a souvent des différences d’un intermédiaire à l’autre).

· Bien qu’en théorie et en pratique la transaction puisse se faire dans n’importe quelle agence bancaire, vous constaterez que l’information est souvent le maillon faible. C’est donc à vous qu’il appartient de savoir, à l’avance, ce que vous cherchez, pourquoi et à quel prix ! Quant à nous, comme nous ne dépendons de personne, nous continuerons à vous informer en toute impartialité pour vous éclairer dans vos choix.

LES PRINCIPAUX GESTIONNAIRES
DE FONDS ANGLO-SAXONS

Citigroup

www.citigroupam.be

Fidelity

www.fidelity-international.com

Franklin Templeton

www.franklintempleton.be

Invesco

www.invesco.be

JPMorgan Fleming

public.jpmorgan.com

Merrill Lynch

www.mliminternational.com

Schroders

www.schroders.com/be

Le site Internet de Fidelity est en anglais uniquement.

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