Analyse
Obligations "kangourou", le retour il y a 11 ans - mercredi 15 novembre 2006
Moins d’un an après avoir revendu nos sicav d’obligations en dollar australien, bénéfice en poche, nous faisons réapparaître ce poste dans plusieurs de nos portefeuilles.

Moins d’un an après avoir revendu nos sicav d’obligations en dollar australien, bénéfice en poche, nous faisons réapparaître ce poste dans plusieurs de nos portefeuilles. Un retour qui se justifie pleinement par le dynamisme retrouvé de la devise et par des perspectives à nouveau alléchantes au niveau des taux d’intérêt.

POTENTIEL PROMETTEUR
Fin janvier, nous étions d’avis que le potentiel des obligations “kangourou” (= en dollar australien) était épuisé. La devise avait donné à l’époque tout ce qu’elle pouvait donner. Un sommet avait d’ailleurs été atteint fin 2005, comme le montre notre graphique. Moins d’un an plus tard, la donne a sensiblement changé. Le dollar australien est redescendu de ses sommets et il évolue à nouveau à un niveau redevenu prometteur. Nous estimons son potentiel de hausse à un bon 7 %. Certes, les soubresauts de la devise « kangourou » constituent un facteur de risque, mais ils contribuent aussi à son charme pour l’investisseur aguerri.

DOLLAR AUSTRALIEN EN EUROS

Après le sommet atteint fin 2005, le dollar australien est redescendu à un niveau à nouveau attrayant pour l’investisseur européen.

DOUBLE AVANTAGE
Au-delà du gain potentiel sur la devise, un investissement en obligations australiennes se justifie aussi par le niveau des taux d’intérêt offerts.
Depuis le début de l’année, les taux australiens ont sensiblement augmenté dans le sillage des relèvements opérés par la Reserve Bank of Australia. La banque centrale australienne a fait passer son principal taux directeur de 5,50 à 6,25 % et les taux obligataires se sont redressés. Prenons les obligations à 5 ans, la durée moyenne approximativement des obligations que l’on retrouve dans les portefeuilles des sicav. Les taux pour ces obligations flirtent désormais avec la barre des 6,50 % contre quelque 5,60 % début janvier. Ce n’est pas tout. Cette remontée est plus substantielle que celle qui s’est manifestée en Europe. Avec pour résultat que, comparativement à ce qui prévalait en début d’année, la balance penche davantage aujourd’hui en faveur des obligations australiennes. Le supplément de rendement obtenu sur une obligation à 5 ans est ainsi passé de 2 % en début d’année à 2,5 % actuellement.

EVOLUTION DES TAUX OBLIGATAIRES A 5 ANS EN AUD

Depuis le début de l’année, les taux australiens ont sensiblement augmenté. Une situation d’autant plus favorable que pendant ce temps-là les taux européens ont aussi augmenté, certes, mais dans une moindre mesure.

OFFRE LIMITEE
Les amateurs n’ont hélas le choix qu’entre deux sicav spécialisées, ING (L) Renta Fund II Australian Dollar (ISIN: LU0057641069) et KBC Renta AUD-Renta (CBC-KBC, ISIN : LU0099232505). Elles sont toutes deux bien gérées (***) et ne diffèrent que peu. Elles n’ont investi qu’un cinquième de leur avoir en obligations d’émetteurs australiens. Le solde est constitué d’emprunts, en AUD bien sûr, provenant d’émetteurs étrangers, notamment du groupe suisse Eurofima, une institution supranationale spécialisée dans le financement de matériel ferroviaire et dont la solidité financière est excellente.
Ces sicav méritent assurément leur place dans un portefeuille correctement diversifié. Vous pouvez retrouver ces portefeuilles sur notre site, dans la rubrique « Fonds et Sicav », sur « Stratégie ».

Choisissez la sicav qui pour vous est la plus commode à acquérir et au moindre coût (voir le pavé ci-dessous).

ING (L) RENTA FUND II AUD ET KBC RENTA AUD-RENTA (base = 100)

Il y a peu de différences entre la sicav d’ING (en gras) et celle de CBC-KBC. Cette dernière ne compte que 2,5 % de frais d’entrée, ING 3 %. Pour trancher, choisissez la solution la plus commode et la moins chère.

Soyez attentif aux frais!

Si nous vous conseillons de procéder à des changements dans votre portefeuille, c’est parce que nous sommes persuadés que ce que vous achetez rapportera plus que ce que vous avez vendu. Après frais. Eventuellement après taxe boursière et précompte mobilier. Vous pouvez contourner le problème des frais d’entrée en changeant de compartiment à l’intérieur d’une seule et même sicav. Chez ING il s’agit du compartiment ING (L) Renta Fund II Fund (en cédant de préférence Belgian Government Euro, CAD, Danske Krone ou NOK). Chez CBC- KBC il s’agit du compartiment KBC Renta Fund (en cédant de préférence Canarenta, Decarenta, EMUrenta,  Eurorenta Short/Medium/Long EUR, Nokrenta ou NZD-Renta). N’hésitez pas à négocier le montant des frais d’entrée avec votre banquier.

Partagez cet article