Analyse
L’été s’est terminé… il y a 6 ans - mardi 11 octobre 2011

…sous le signe de la crise de la dette.

Pour l’investisseur en actions l’été n’a guère été généreux, septembre non plus. En cause, la crise de la dette dans la zone euro et l’insuffisance de la croissance économique. L’investisseur cherche la sécurité et se tourne vers les placements défensifs, en actions comme en obligations. Sur le marché des changes, l’heure était au dollar et au yen.

 

Prenez de sombres prévisions économiques à l’échelon mondial, ajoutez-y l’endettement élevé de nombre d’Etats et vous aurez le désespérant cocktail que l’investisseur se voit servir en ce moment. Il y a de quoi avoir la gueule de bois ! Nos économies sont-elles capables de relever ces défis ? Nos dirigeants ont-ils la volonté de s’attaquer de manière durable aux problèmes d’endettement public ? De part et d’autre des océans les investisseurs en doutent. La crainte domine de voir la croissance redémarrer une fois encore à coups de stimulants publics sans que cela débouche sur un cercle vertueux d’investissement et de consommation.

Le mois de septembre s’est inscrit dans la même lignée : des statistiques économiques toujours aussi faibles, la Grèce qui ne sort pas de l’ornière et la dégradation de la notation de l’Italie. Les sicav d’actions de la zone euro ont perdu 4 % en moyenne le mois dernier, les sicav misant sur les pays émergents ont perdu 9 % en moyenne et sur le plan sectoriel ce sont les matières premières qui ont le plus souffert : -15 % en moyenne pour ces sicav (voir plus loin).

Et aujourd’hui ? L’investisseur ne verra pas le ciel s’éclaircir tant qu’aucune solution durable n’aura été apportée aux problèmes d’endettement public. La prudence reste de mise, bien que la baisse des cours en de nombreux endroits apporte son lot d’opportunités d’achat pour le long terme. Mais l’investisseur ne tient que peu compte de la valeur fondamentale des actions. Il se contente trop souvent de tout ranger dans le même tiroir.

Nous donnons actuellement la préférence aux actions des pays à potentiel comme la Chine et la Suède. Ou aux actions bon marché, comme c’est le cas en Bourse de Londres. Sur le plan sectoriel nous adoptons une attitude défensive : santé, télécoms notamment. L’investisseur qui a une vision à long terme et ne se laisse pas trop impressionner par les tourments du moment peut faire quelques achats intéressants.

 

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