Analyse
La technologie sort haut la main de la crise il y a 5 ans - mercredi 18 juillet 2012

Le secteur de la technologie se porte magnifiquement bien. Pourquoi ? Et est-il encore possible d’en bénéficier ?

Nous ne conseillons pas d’acheter. Si vous avez des sicav axées sur la technologie, conservez-les. Vendez celles qui donnent de moins bons résultats (Argenta-Fund Actions Technologie) ou qui ne sont pas assez diversifiées (tracker Lyxor ETF Stoxx Europe 600 Technology).

 

USA

Tous les grands noms de la technologie étant américains, les sicav technologiques mondiales comptent jusqu’à 85 % d’actifs américains. L’action américaine moyenne a fait mieux ces derniers temps que son équivalente européenne et des sicav comme BNPP L1 Equity Europe Technology et JPMorgan Europe Technology, investies en technologiques européennes, n’ont pas fait mieux que la sicav moyenne d’actions européennes.

 

Caisses remplies

Les sicav misent d’abord sur de grands noms, financièrement sains, sur des entreprises qui ont procédé à de sévères réductions de coûts et de leur dette, tout en réorientant leurs activités vers la Chine et l’Inde, qui ont résisté à la tentation d’aventureuses fusions et acquisitions, dont les caisses sont remplies et qui choient leurs actionnaires. Les actionnaires d’Apple, Cisco et Dell ont perçu leur premier dividende. IBM, Intel et Microsoft ont augmenté le leur. Et les bénéfices gonflent, surtout aux USA.

 

Gare aux risques !

Le secteur est plus risqué que la moyenne et les fluctuations de cours sont toujours amples. La concurrence peut faire rapidement tomber un grand nom de son socle, s’il ne parvient pas à se renouveler : Kodak, qui a raté le train du numérique, est en quasi-faillite; Nokia a sous-estimé l’impact de l’avènement du Blackberry et du smartphone ainsi que l’arrivée d’Apple et Google sur ce marché; HP et Dell doivent s’incliner devant les tablettes et n’ont pas vu monter les asiatiques Acer, Asus, Lenovo et Toshiba…. Quant à Facebook, où sera-t-il dans dix ans ? Dans le secteur, chaque choix tient du pari. En 2002, personne n’aurait parié sur l’avenir d’Apple. Aujourd’hui, l’iPod, l’iPhone et l’iPad ont tout changé.

 

Pas très séduisant

Les perspectives bénéficiaires du secteur sont supérieures à la moyenne (vu la poursuite de la digitalisation, les besoins de mobilité, la demande des pays en développement). Mais le rendement sur dividende est inférieur à celui d’autres secteurs. Le rendement attendu ne fait dès lors que compenser tout juste le risque.
En outre, les cours de Bourse tiennent compte des perspectives et les valeurs sont plus chères que la moyenne.

 

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