Analyse
7,5 % pour acheter KBC Renta Canarenta ? il y a 5 ans - mardi 21 août 2012

En consultant le site de KBC, un client remarque que les frais d’entrée s’élèvent à 7,5 % pour KBC Renta Canarenta, alors que sur notre site, nous mentionnons 2,5 %.

KBC Renta Canarenta est la seule sicav de notre pays qui investit en obligations en dollar canadien (en obligations de l’Etat canadien). Cela la rend attractive, car le Canada dispose de finances publiques saines. Si vous êtes d’un naturel défensif, consacrez-y 10 % de votre portefeuille. Pour des raisons fiscales, préférez les parts de distribution.

2,5 % et pas 7,5 %

La KBC confirme que les frais d’entrée s’élèvent à 2,5 %. Ces frais se trouvent dans la brochure d’information du fonds disponible en agence et sur le site de la banque. Vérification faite, nous trouvons effectivement cette brochure. Mais nous trouvons aussi l’autre document qui mentionne des frais de 7,5 %. Nous demandons quelques explications à KBC.

Fiche obligatoire

La fiche qui mentionne des frais de 7,5 % est une fiche obligatoire pour tous les fonds et sicav qui ont le passeport européen. Ce document, appelé KIID (Key Investor Information Document), présente les informations de manière succincte. L’émetteur d’une sicav doit y spécifier ses objectifs et sa politique d’investissement, le profil de risque et les rendements obtenus dans le passé, les frais d’entrée maximum, les frais de sortie et de gestion. Vu que les règles peuvent être différentes d’un pays européen à l’autre, il n’est pas exclu que, dans certains pays, les frais d’entrée atteignent 7,5 %. Les frais mentionnés doivent être interprétés comme le maximum possible.

Encore trop de confusion !

Lors des discussions qui ont précédé l’entrée en vigueur du KIID, Test-Achats avait plaidé pour que chaque distributeur mentionne dans le document KIID les frais d’entrée qu’il applique. Pour des raisons pratiques, prétextées par l’industrie des fonds, il a été décidé que l’émetteur est responsable de l’information publiée (il faut distinguer l’émetteur, qui est le gestionnaire du fonds, du ou des distributeurs, qui le commercialisent). Ne sachant pas quels frais chaque distributeur applique, il se contente de reprendre les maxima. Au final, l’objectif de mieux informer le client au niveau des frais semble partiellement raté…

 

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