Analyse
Investir dans la consommation il y a 4 ans - jeudi 13 septembre 2012

Même si le secteur des biens de consommation non cycliques, comme l’alimentation, n’échappe pas totalement à la crise, son caractère défensif le protège et permet de gâter ses actionnaires.

Résumé de nos conseils

Privilégiez les entreprises dont les activités sont peu sensibles à la situation économique, comme l’alimentation, les boissons, l’hygiène… Beaucoup sont tournées vers les pays émergents, connaissent une croissance solide et affichent des bénéfices confortables.

 

Côté fonds, achetez des sicav peu gourmandes en frais, bien gérées et pas trop risquées :
BNP Paribas L1 Equity Europe Consumer Goods
KBC Equity Food & Personal Goods
SSgA Consumer Staples Index
ING Daily Consumer Goods
(sicav cotée sur Euronext Amsterdam, ticker: INGDC)

 

Côté actions, achetez des titres bon marché au regard des perspectives bénéficiaires :
Oriflame Cosmetics :
groupe suédois spécialisé dans la fabrication et la vente directe de produits cosmétiques.
Procter & Gamble : le groupe américain commercialise aujourd’hui quelque 300 marques dans plus de 180 pays.
Reckitt Benckiser : groupe anglais présent dans les produits d'entretien et soins de la personne, les produits pharmaceutiques sous ordonnance et l'alimentation.

 

Un secteur plutôt défensif

Les fabricants de produits alimentaires, de boissons et de produits de soin et d’hygiène sont moins exposés que les autres aux aléas de la conjoncture. Quoi qu’il arrive, il faut boire, manger, se soigner. Cette relative insensibilité explique qu’en Bourse ces actions aient mieux presté que la moyenne. A l’échelon mondial le secteur a gagné en moyenne près de 10 % par an ces cinq dernières années alors que globalement sur les marchés boursiers mondiaux la hausse moyenne est de 1 %.

 

Les effets de la crise

En Europe et aux Etats-Unis, le pouvoir d’achat est en berne alors que c’est l’inverse dans les pays émergents. Les industriels l’ont compris : ils misent en Occident sur les produits innovants (alimentation saine) et meilleur marché (conditionnements plus petits, composition moins chère) tout en renforçant leur présence dans les pays émergents. Les grands noms du secteur réalisent déjà la moitié de leur chiffre d’affaires sur ces marchés qui ne cessent de croître.

 

La crise a aussi pour effet de réaffirmer que des marques fortes suscitent la confiance, qu’elles sont associées à la qualité et au sérieux et qu’elles font des clients fidèles. Coca-Cola, Danone et Nestlé par exemple sont des noms qui aujourd’hui sont plus forts qu’avant la crise.

 

Digne d’achat

Du fait d’une concurrence élevée, la rentabilité du secteur est menacée tout comme son potentiel de croissance dans les pays émergents. Mais les entreprises sont suffisamment armées pour relever ce type de défi. Nous tablons sur une croissance sectorielle de 5 à 6 % par an. C’est plus que la moyenne. De plus le secteur s’est attaqué à la réduction de ses coûts pour sauvegarder ses marges.

 

Les cours boursiers sont plus élevés qu’avant la crise. Mais nous sommes persuadés que ces valeurs ‘défensives’ vont continuer à faire mieux que la moyenne dans les années à venir. Financièrement elles sont plus saines (peu de dettes) et leurs revenus récurrents font qu’elles sont en mesure de gâter leurs actionnaires avec un rendement sur dividende de 3 %.

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