Analyse
Est-il encore temps d’investir en sicav d’obligations ? il y a 4 ans - mercredi 20 février 2013

Les taux d’intérêt sont aujourd’hui si bas que l’inflation est à peine, voire pas du tout compensée…

Pour le choix de vos sicav obligataires, utilisez notre sélecteur.

 

Taux bas

L’an passé, les obligations d’Etat en euros ont gagné 9 % (coupons + plus-values). Celles de de l’Etat belge ont fait 17 %. Et certaines obligations exotiques plus de 20 %. Les emprunts de sociétés ont rapporté 13 %. Tout ça grâce à la baisse des taux, qui rend les emprunts existants plus intéressants puisqu’ils offrent un coupon plus élevé que les émissions nouvelles. Une baisse de taux issue de la faiblesse de l’activité économique et des interventions des banques centrales, en combinaison avec une fuite vers la sécurité.

 

Les taux d’intérêt sont aujourd’hui si bas que l’inflation est à peine, voire pas du tout compensée. Celui qui investit perd en pouvoir d’achat. Si vous avez des liquidités à placer à revenu fixe, vous devrez vous contenter quelque temps encore de cette faiblesse des taux. Mais peu à peu, l’activité économique reprenant, cela va créer de l’inflation et entraîner une remontée des taux. Parallèlement le goût du risque reviendra et les capitaux retourneront des obligations vers les actions. Pour les années à venir on peut donc s’attendre à une légère remontée des taux, de sorte que les obligations dans le portefeuille des sicav vont devenir moins intéressantes, ce qui va peser sur la valeur d’inventaire des sicav.

 

N’investissez pas votre argent à revenu fixe à long terme (5 ans maximum).

Cela vous permettra de vous retourner lorsque les taux d’intérêt reprendront leur ascension.

 

Vendez vos sicav obligataires en euros.

La plupart misent sur des émissions d’Etat devenues trop chères.

 

Ne vous intéressez pas aux sicav d’obligations convertibles et d’obligations de sociétés

Elles sont chères et trop liées au monde financier.

 

Exception : les sicav d’obligations liées à l’inflation.

Elles sont bon marché et s’adressent à l’investisseur défensif, mais pour une petite partie de son portefeuille seulement.

 

Les sicav d’obligations en devises restent intéressantes

Pour autant que la devise présente un potentiel suffisant par rapport à l’euro et/ou offre un rendement plus intéressant et/ou contribue à sécuriser votre portefeuille. Par exemple le dollar canadien, les couronnes danoises et suédoises et le franc suisse.

 

Vous pouvez vous intéresser aux sicav d’obligations mondiales.

A condition de disposer d’un horizon de 10 ans, pour noyer l’impact de l’une ou l’autre mauvaise année. La forte diversification de ces sicav et le savoir-faire de leurs gestionnaires, qui n’hésitent pas à prospecter de plus petits marchés performants, fait que ce type de placement se justifie pour qui cherche à se procurer en une fois un portefeuille obligataire bien diversifié.

 

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