Analyse
Sicav ou tracker ? il y a 4 ans - vendredi 22 février 2013

Les trackers cotés en Bourse et les produits bancaires que sont les sicav ont des choses en commun, mais aussi des différences. Nous vous le démontrons sur la base de 10 critères.

1. Offre

Quasi toutes les banques proposent des sicav. Certaines ne proposent que les produits maison, d’autres un éventail plus large. Mais elles ne proposent normalement pas activement des trackers, vu que ceux-ci n’ont pas demandé l’autorisation belge. Et même s’ils demandent cette autorisation, les trackers sont moins intéressants pour le vendeur (la banque), la modestie des frais ne lui permettant pas d’en tirer grand chose.

 

2. Nombre

L’offre en sicav est abondante (plus de 4 000 produits en Belgique).Du côté des trackers, même si elle est en hausse, elle est nettement plus réduite. Quelque 600 trackers sont cotés sur Euronext. Au niveau mondial, ils ne sont que 3 400. Enfin, environ 8 trackers sur 10 investissent en actions.

 

3. Gestion

Les sicav sont (généralement) gérées activement (les gestionnaires essaient de faire mieux que l’indice de référence). Parfois ils y arrivent, parfois pas, ce qui explique les différences de rendement entre sicav d’une même catégorie. Le gros des trackers est géré passivement. Les gestionnaires doivent suivre l’indice de référence au plus près.

 

4. Négociabilité

Les sicav ne sont (généralement) pas cotées en Bourse. Vous ne pouvez les acheter que chez un intermédiaire. Les transactions ne se font qu’une fois par jour. Les trackers sont cotés en Bourse. Vous pouvez les acheter auprès de n’importe quelle institution qui accepte de passer des ordres sur le marché où le tracker de votre choix est coté. Les transactions ont lieu tout au long de la journée.

 

5. Fixation du prix

Il est impossible de connaître à l’avance le prix exact que vous allez payer (ou toucher) lorsque vous achetez (ou vendez) des sicav. La transaction se fait à la prochaine valeur d’inventaire, laquelle est inconnue au moment de l’ordre. Cette valeur d’inventaire est (généralement) calculée une fois par jour, après la Bourse, après que tous les ordres ont été comptabilisés, que les cours de clôture des actifs du portefeuille sont connus et que les frais ont été pris en compte.
Avec les trackers vous savez à quel prix vous achetez (ou vous vendez). Et contrairement aux sicav, il est possible de fixer des cours limites.

 

6. Dividende

Le détenteur d’une sicav peut généralement choisir entre capitalisation (dividende réinvesti) ou distribution (il touche son dividende). Avec les trackers on a rarement le choix. Ou le tracker distribue un dividende, ou il n’en distribue pas. En pratique la distribution est plus courante.

 

7. Portefeuille

Les gestionnaires de sicav gèrent un portefeuille physique. En d’autres termes ils investissent en actions et/ou en obligations pour concrétiser leur politique de placement.
Avec les trackers, les trackers physiques fonctionnent comme des sicav : leurs gestionnaires misent sur les actions et/ou les obligations composant leur indice de référence; les trackers synthétiques s’alignent sur leur indice de référence en recourant à des produits dérivés.

 

8. Frais de gestion

Du fait qu’elles sont gérées activement, les sicav présentent habituellement des frais plus élevés. Avec les trackers, la gestion est plus simple et la composition du portefeuille change moins souvent, ce qui réduit les frais.

 

9. Frais d’entrée

Lorsque vous achetez une sicav, la plupart des institutions comptent un pourcentage de frais d’entrée ou, de plus en plus souvent, des frais forfaitaires. Pour les trackers, l’acheteur paie toujours un courtage qui varie selon le marché où le tracker est coté, selon l’importance de l’ordre et selon le courtier.

 

10. Frais de sortie

Il n’y a habituellement pas de frais de sortie lorsqu’on vend des parts de sicav, sauf – mais c’est rare – lorsque c’est exigé par le gestionnaire. Pour les trackers, il y a toujours un courtage (comme à l’achat).

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