Analyse
Sicav d’obligations USD de retour dans nos portefeuilles ! il y a 3 ans - lundi 13 janvier 2014

Avec des taux à 10 ans revenus à 3 %, les obligations américaines sont redevenues incontournables.

Le dollar devrait s’apprécier face à l’euro et fera office de valeur refuge en cas de nouvelle crise. Ramenez votre position en euro de 20 à 15 %, de façon à investir 5 % de votre portefeuille en sicav d’obligations en dollar, au travers de :
Dexia Bonds USD Government
KBC Renta Dollarenta 
Pictet-USD Government Bonds
Elles investissent surtout en obligations d'Etat, et peu en obligations d’entreprises et elles mettent davantage l'accent sur les titres à moyen terme.
Pour des raisons fiscales, optez pour des fonds qui distribuent leur dividende.

 

2013 : basculement

Depuis le début de la crise, la Fed a tout mis en œuvre pour relancer la croissance en maintenant des taux d’intérêt faibles, notamment par le biais d’achats massifs d’obligations. Et elle est aujourd'hui en passe de réussir son pari puisque l’économie américaine se porte mieux (chômage à 7 %, croissance de 4,1 % au troisième trimestre). La Fed a dès lors amorcé la normalisation de sa politique monétaire le 18 décembre en annonçant sa décision de réduire ses achats d'actifs de 85 à 75 milliards de dollars par mois dès ce 1er janvier. La fin définitive des achats d’actifs a été reportée à fin 2014.Cette normalisation monétaire a fortement influencé le marché obligataire américain, au point même de le déstabiliser cet été, les investisseurs craignant une fin trop brutale des aides. Nettement inférieurs à 2 % début 2013, les taux d’intérêt pour les titres de la dette américaine à 10 ans ont ainsi sensiblement grimpé et s'établissent désormais à 3 %.

Pas de krach obligataire en vue

La Fed s’est toutefois voulue rassurante après l’été, insistant sur le caractère progressif du retrait de ses aides. Un rythme qui devrait déboucher sur la fin des injections de liquidités en décembre 2014. S’il est impossible de prévoir avec précision toutes les conséquences de cette normalisation, il y a peu de chances qu’elle déstabilise les marchés obligataires comme l’été dernier. La hausse des taux a renforcé l’attractivité des obligations américaines et les investisseurs prendront le relais de la Fed pour y souscrire. Avec la diminution attendue du déficit public, les émissions étatiques seront en outre moins nombreuses. Les taux à 10 ans ne devraient donc augmenter que très modérément en 2014, le consensus tablant sur un niveau de 3,42 % dans 12 mois. Quant au krach obligataire un temps redouté (une hausse brutale des taux provoque une baisse brutale du prix des obligations, causant alors d’importantes pertes pour ceux qui en possèdent), il n’aura pas lieu.

2014, retour aux fondamentaux

Moins forte qu’en 2013, la hausse des taux cette année surviendra pour de meilleures raisons. Alimentée ces derniers mois par la fin programmée des interventions monétaires, l’évolution des taux dépendra des facteurs essentiels à long terme : l’inflation et la croissance. Mais avec une hausse annuelle des prix de 1,2 % seulement en novembre, ce n’est pas l’inflation qui poussera les taux américains à la hausse, mais bien le renforcement du dynamisme économique. Et c’est là le scénario le plus favorable pour l’investisseur. Car si la hausse des taux à venir pourrait pénaliser le cours des obligations, la bonne santé de l’économie sera favorable au dollar. D'un autre côté, les obligations américaines joueront aussi leur rôle de valeur refuge face à n’importe quel accident à travers le globe.

 

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