Analyse
Faut-il s’intéresser à l’Australie ? il y a 2 ans - jeudi 26 novembre 2015

La Bourse de Sydney a perdu de son éclat. L’économie locale croît moins vite et les performances du dollar australien n’ont rien arrangé. Est-ce le moment d’y investir ?

Oui. Si vous êtes un investisseur dynamique disposant d’un horizon temporel fort long, vous pouvez consacrer 10 % de votre avoir à des actions australiennes via :
– 
iShares MSCI Australia UCITS ETF, qui capitalise ses dividendes (et permet donc d’échapper au précompte mobilier de bientôt 27 %) et mise sur le secteur financier (CommBank, Westpac Banking, National Australia Bank) et le secteur minier (BHP Billiton).
– 
Fidelity Australia A, qui parvient depuis longtemps à compenser ses frais plus élevés par des prestations qui le sont aussi, avec un portefeuille plus orienté que la moyenne sur les secteurs des finances et des télécoms (Telstra).

 

Période faste

De 2009 à 2013, l’Australie a été un des pays résistant le mieux à la tempête. Ses matières premières alimentaient, contre écus sonnants et trébuchants, le grand appétit de la Chine. La Bourse, soutenue par un dollar ‘kangourou’ en pleine forme, a ainsi gagné 137 % en euro (contre 79 % de moyenne mondiale).

 

La Chine, rabat-joie

Tout a changé à cause de la Chine. La demande en matières premières a fléchi, alors que les producteurs avaient lourdement investi. La surcapacité a pesé sur les prix des matières premières (charbon et minerai de fer), et donc sur le chiffre d’affaires et le cours boursier de nombre d’entreprises australiennes. Avec de plus le renversement de tendance du dollar local (-20 %), les actions australiennes sont au statu quo depuis 2013 (alors qu’à l’échelle mondiale, les Bourses ont a gagné 44 %).

 

Faut-il y aller ?

Si vous avez le cœur bien accroché, oui. Car l’Australie a conclu avec la Chine un accord de suppression des droits de douane pour les produits agricoles (qui devrait favoriser les exportations), ainsi qu’un accord de libre échange (lui offrant un accès inégalé au marché des services). En outre, les Australiens veillent à ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier : leur objectif est de devenir d’ici 2017 le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, dont le Japon est le plus gros consommateur.
Nous tablons sur une croissance du PIB australien de 2,5 % en 2015 et de 2,7 % en 2016.



Partagez cet article