Analyse
Nouvelles émissions il y a 6 ans - mardi 2 novembre 2010

Les marchés obligataires proposent actuellement quelques émissions intéressantes en couronne suédoise (SEK).

Couronne suédoise

La devise suédoise est actuellement très prisée, comme en témoignent les deux émissions de la semaine.
La première vous est proposée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD ; IBRD en anglais). D’une durée de trois ans, elle procure un rendement net de 1,55 %. La seconde émane de l’institution bancaire allemande Nordrhein Westfalen Bank qui propose, sur une période de cinq ans, un rendement net de 2,79 %. La différence de solvabilité entre les deux institutions explique la différence de rendement (au-delà du fau fait de la durée plus longue du second emprunt). La BERD est une institution supranationale dotée d’une très bonne solvabilité, alors que la banque allemande bénéfice d’une qualité de crédit un peu moindre. Dans les deux cas, cependant, on ne peut pas dire que le rendement soit très brillant, mais nous voyons surtout dans ces placements le potentiel d’appréciation de la couronne suédoise, actuellement sous-évaluée face à l’euro. Nous conseillons dès lors les deux emprunts, avec une petite préférence pour celui de la BERD, plus sûr. Veillez aussi à ne pas avoir trop d’institutions financières dans votre portefeuille d’obligations. La couronne suédoise peut par ailleurs représenter jusqu’à 20 % de votre portefeuille.

 

Autres devises

• En euro (EUR), Deutsche Bahn, la société allemande des chemins de fer, émet une obligation d’une durée de douze ans, au rendement net de 2,92 %. Cette durée, beaucoup trop longue, nous incite à ne pas souscrire. Le risque est grand que les taux remontent durant cette longue période.
• De son côté, la Commonwealth Bank of Australia émet une obligation en dollar néo-zélandais (NZD) d’une durée de quatre ans, au rendement net de 4,18 %. Comme nous l’avons déjà dit, nous évitons désormais le NZD, les éléments positifs étant déjà intégrés dans le cours. Il suffirait de quelques indicateurs économiques décevants ou d’un changement de la politique attendue de la banque centrale (moins stricte que prévu) pour faire chuter la devise.

 

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