Analyse
Obligations en dollar canadien : n’achetez plus il y a 6 ans - vendredi 15 avril 2011

Nous vous avons récemment communiqué que nous n'étions  plus acheteurs des obligations en dollar canadien. Pourquoi ? Et faut-il conserver ses obligations dans cette devise ou les vendre ?

 

Obligations individuelles

Nous ne sommes plus acheteurs d’obligations en dollar canadien (CAD) et plus précisément d’obligations individuelles en CAD.

Potentiel limité

La devise canadienne, malgré son repli de ce début d’année n’est plus guère sous-évaluée par rapport à l’euro et dispose dès lors d’un potentiel d’appréciation limité. L’an dernier, la forte hausse du prix des matières premières, et principalement du pétrole, avait particulièrement stimulé la devise canadienne, car le Canada est un important exportateur de pétrole. Une hausse aussi due en partie à l’amélioration de l’économie aux Etats-Unis, son principal partenaire commercial.

Du côté des taux d’intérêt, le tableau n’est guère plus séduisant, surtout depuis que les rendements des obligations en euro ont pris un peu de hauteur. Vu que ce n’est pas le cas des emprunts en dollar canadien, le recul du potentiel de la devise n’est pas compensé par un meilleur rendement.

Pas en danger

Les solides finances de l’Etat canadien, une des raisons principales qui nous motivaient à vous conseiller le dollar canadien, sont cependant toujours en aussi bonne posture. Le déficit budgétaire tourne autour des 3 %, un faible niveau, à faire rêver bon nombre de pays industrialisés, et la dette publique atteint 35 % du PIB, donc plus que sous contrôle.
Aussi, si nous pensons bien que le dollar canadien ne devrait plus grimper, nous ne craignons pas pour autant qu’il perde du terrain. Vous pouvez donc conserver vos obligations en dollar canadien, mais ne plus en acheter davantage.

Le «plus» des sicav

En ce qui concerne les sicav d’obligations en dollar canadien, notre avis est plus nuancé. Leur portefeuille comportant des titres d’Etat canadien, (auxquels l’investisseur particulier a difficilement accès) et le Canada étant est un des rares Etats qui peut se prévaloir de finances saines, les sicav d’obligations canadiennes offrent une belle diversification, notamment des risques liés aux émetteurs. Elles peuvent donc intéresser les investisseurs les plus frileux.
Nos conseils :  ING L Renta Fund II Canadian Dollar et KBC Renta Canarenta.

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