Analyse
Obligations : avantages et inconvénients il y a 6 ans - mercredi 31 août 2011

En souscrivant à une obligation, vous confiez votre argent à un émetteur (un Etat, une banque, une entreprise…) pendant une durée déterminée au terme de laquelle vous récupérerez votre argent. Entre-temps, vous toucherez chaque année des intérêts, à un taux fixé à l’avance.

Avantages

– Vous connaissez à l’avance le montant et la date de paiement des coupons, le montant remboursé à l’échéance.
– Le taux d’intérêt est fixe. Vous êtes donc à l’abri si les taux du marché diminuent.
– Il existe un vaste choix d’obligations : nombreux émetteurs, durées, devises.

 

Inconvénients

– Si les taux montent, vous n’en profiterez pas avant l’échéance du placement.
– Il est cependant possible de revendre en cours de route, mais sans garantie de récupérer la mise initiale (la garantie de capital ne vaut qu’à l’échéance). Par ailleurs, il y a un risque réel que vous ne trouviez pas facilement d’acheteur.
– Si l’émetteur rencontre de graves difficultés financières, le paiement des intérêts, voire le remboursement du capital pourrait être compromis. D’autant que le système de garantie des dépôts ne s’applique pas aux obligations.
– Un précompte mobilier est retenu sur les intérêts. Il s’élève à 15 % mais pourrait bientôt passer à 20 %.
– Certaines banques comptent des frais pour la conservation des obligations en compte-titres et/ou des frais lorsqu’elles paient les intérêts.
– Si l’obligation est libellée dans une autre devise que l’euro, il y a un risque de change. Si la devise baisse par rapport à l’euro, le montant que vous récupérerez à l’échéance sera, exprimé en euro, plus faible.

 

Notre conseil

Achetez uniquement des obligations d’émetteurs financièrement solides (nous leur attribuons une note + ou ++). Et répartissez le risque entre plusieurs émetteurs (maximum 5 % par émetteur). Les rendements des obligations en euro sont actuellement très faibles et ne soutiennent pas la comparaison avec ce qu’offrent les meilleurs comptes d’épargne. Certaines obligations offrent bien un rendement plus élevé, mais le risque est à l’avenant.
Du côté des obligations en devises, choisissez des devises de pays aux finances saines, comme la Suède, le Canada ou le Danemark. Ces devises servent de refuge en ce moment aux investisseurs lorsque les problèmes économiques et financiers s’aggravent. Cette sécurité ne peut toutefois pas s’assimiler à la protection du capital au sens classique du terme : ces devises fluctuent par rapport à l’euro et ce que vous récupérerez dépendra de leur valeur face à notre devise. Notez aussi, pour les obligations en devises, qu’il peut-être plus indiqué, notamment pour la couronne danoise et le dollar canadien, d’y investir à travers une sicav obligataire. En sachant que dans ce cas, il n’y a plus de garantie de capital ni de rendement.

 

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