Analyse
Chute du cours des obligations Nyrstar il y a 3 ans - jeudi 21 novembre 2013

Que faire ?

Les investisseurs qui acceptent un certain risque peuvent y être investis pour maximum 5 % de leur portefeuille.
Les investisseurs défensifs doivent s’abstenir.

 

Fortes baisses

Les problèmes rencontrés par Nyrstar affectent aussi la valeur de ses obligations
L’obligation arrivant à échéance en 2015 (coupon de 5,5 %) cotait jeudi matin à 92 % de la valeur de remboursement prévue.
L’obligation arrivant à échéance en 2016 (coupon de 5,375 %) cotait quant à elle à 82 % seulement.

Compte tenu de ces cours, le rendement net de ces deux obligations s’affiche à respectivement 9,9 % et 12,6 %.

 

Pourquoi ?

Le spécialiste belge du traitement du zinc traverse une période de turbulences. D’une part, il souffre des graves problèmes financiers de son partenaire finlandais Talvivaara. D’autre part, les marchés s’interrogent de plus en plus quant à ses récents choix opérationnels et stratégiques et quant à sa situation financière.
Plus d’infos sur l’action Nyrstar.
Tout cela a non seulement des conséquences sur le cours de l’action (-45 % en deux semaines) mais aussi sur le cours des obligations, lesquels sont aujourd’hui bien en-deçà de la valeur prévue de remboursement à l’échéance.

 

Que faire ?

En dépit des difficultés rencontrées actuellement, nous sommes d’avis que Nyrstar dispose d’une force financière suffisante pour assumer ses obligations envers ses créanciers et rembourser les obligations venant à échéance en 2015 et 2016.
Toutefois, le risque n’est pas à négliger, compte tenu de l’incertitude qui caractérise le prix des matières premières et celle qui entoure la reprise économique.

 

Aux investisseurs qui accordent beaucoup d’importance à la sécurité de leur capital, nous conseillons d’éviter les obligations de Nyrstar. D’ailleurs, il y a quelques semaines, nous avions déjà conseillé aux investisseurs les plus frileux de les vendre s’ils en possédaient, alors que le cours était encore proche des 100 %. Vendre à présent est évidemment une autre paire de manches, vu que le cours a fortement baissé et compte tenu de la faible liquidité du titre. Mieux vaut attendre que le cours se rapproche des 100 %.

 

Aux investisseurs qui acceptent un risque plus élevé, nous conseillons de conserver ces obligations, mais en veillant à ce que leur poids total en portefeuille ne dépasse pas 5 %.

 

Les investisseurs qui ne possèdent pas ces obligations peuvent profiter de la baisse de cours pour les acheter, mais à condition aussi que leur poids total en portefeuille ne dépasse pas 5 %.

Nous avons une préférence pour l’obligation venant à échéance en 2015, un peu moins risquée que celle qui court jusqu’en 2016, car en 2016, le groupe sera confronté à un lourd refinancement.

 


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