Analyse
Transactions sur obligations : peu transparentes il y a 2 ans - jeudi 30 avril 2015

Contrairement aux marchés des actions, les marchés des obligations offrent peu de transparence.

Seulement 10 % environ des transactions sur les obligations se déroulent via une Bourse officielle. Dans les autres cas, c’est la banque qui détermine le prix pratiqué.

 

Deux possibilités

Lorsque vous achetez une action, c’est relativement simple : vous donnez un ordre d’achat sur le marché (visible par tous) et lorsqu’un vendeur vous propose un prix qui vous convient, la transaction est conclue. Le prix est fixé de façon relativement transparente.

Pour les obligations, le marché n’est pas organisé de façon aussi optimale. Lorsque vous demandez à votre banquier d’acheter une obligation, il peut soit l’acheter en Bourse, comme une action, soit directement auprès d’autres professionnels. Cette seconde méthode concerne 90 % des transactions car beaucoup d’obligations ne cotent pas en Bourse ou présentent des volumes d’échange trop faibles via ce canal. Souvent aussi, le cours qu’on peut obtenir en Bourse est moins intéressant.

 

En pratique

Concrètement, la banque reçoit d’un client l’ordre d’acheter l’obligation X. La banque demande alors à d’autres banques si elles possèdent l’obligation en question et à quel prix elles sont disposées à la vendre. Idéalement dans ce cas, la banque devrait acheter l’obligation auprès de la banque qui propose le prix le plus intéressant. Mais il se peut qu’elle détienne elle-même l’obligation demandée et ne prenne pas la peine d’interroger les autres banques, avec le risque de ne pas offrir au client le meilleur prix.

Pour le petit épargnant, cette façon de procéder entraîne un manque de transparence. Ce sont les acteurs professionnels qui tirent les ficelles et à aucun moment, l’investisseur ne peut vérifier qu’il a bien reçu un prix correct. Tout au plus peut-il espérer un prix honnête de la part de son intermédiaire.


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