News

Faut-il acheter l’obligation Volkswagen International Finance dont le coupon sera variable dès septembre ?

il y a 10 mois - mercredi 21 février 2018
Permettra-t-elle d’éviter des pertes en capital ?

Non. N’achetez pas. Le titre est assez risqué (subordonné, pas d’échéance...). Et vu qu’une partie seulement du coupon sera variable, le cours subira aussi des pertes en cas de remontée des taux.

Avantages du taux variable

Quand vous achetez une obligation classique, vous connaissez à l’avance le montant du coupon que vous allez recevoir. Si de nouvelles obligations, aux coupons supérieurs, sont émises, votre obligation devient forcément moins intéressante, et son prix baisse. Si vous voulez vous en défaire, vous devez la vendre à un prix probablement inférieur à celui auquel vous l’avez achetée.

L’obligation Volkswagen International Services 3,875% EUR (XS0968913268) offre jusqu’au 4 septembre 2018 un coupon fixe de 3,875%. Par la suite, et durant cinq ans, l’obligation offrira un coupon variable équivalent au taux swap à 10 ans (actuellement 1,19%), majoré d’une prime de risque de 2,70%. Lorsque les taux d’intérêt remonteront, cette obligation offrira donc elle aussi un coupon en hausse. Contrairement à l’obligation classique, son attrait restera donc élevé et par conséquent, son prix baissera moins.

Pas un produit miracle !

L’agence de notation S&P octroie à cette obligation un rating BBB-. Il suffit donc que l’obligation baisse d’un cran pour qu’elle tombe dans la catégorie des émissions dites spéculatives, ce qui pourrait alors peser sur son cours.

L’obligation est subordonnée. En cas de faillite, vous serez remboursé avant les actionnaires, mais après tous les autres créanciers. Le risque de ne pas récupérer votre argent est dès lors très élevé.

S’agissant d’une obligation perpétuelle, l’obligation n’a pas d’échéance, ce qui en augmente d’autant le risque, car qui peut dire quelle sera la situation de l’émetteur dans dix ou vingt ans ? L’émetteur, Volkswagen Financial Services, se réserve néanmoins le droit de décider unilatéralement de rembourser l’obligation à certaines échéances bien précises (septembre 2018, 2023 et 2038). Il procédera uniquement au remboursement si les taux du marché sont inférieurs aux taux qu’il doit payer sur l’obligation. S’il décide de ne pas rembourser l’obligation, vous recevrez en contrepartie une prime de risque plus élevée (2,70% en 2018, 2,95% en 2023 et 3,70% en 2038).

 

Partagez cet article