Galapagos confirme l’arrêt de l’activité « thérapie cellulaire »
Faut-il investir en Bourse dans l’action du groupe Galapagos qui stoppe ses recherches en oncologie ?
Faut-il investir en Bourse dans l’action du groupe Galapagos qui stoppe ses recherches en oncologie ?
Les pertes vont continuer.
L’action est beaucoup trop risquée.
VENDEZ.
Après l’abandon du projet de scission présenté début 2025 et censé créer de la valeur pour les actionnaires, Galapagos avait évoqué début octobre de possibles offres sur ses activités de thérapie cellulaire pour le traitement des cancers (incluant 7 molécules à l’étude, dont la plus avancée est en phase II). Ces activités avaient été lancées mi-2022, après l’échec commercial du filgotinib (Jyseleca), et étaient censées relancer le groupe. Mais fin octobre, on apprenait qu’il n’y aurait pas de vente et que les activités en question seraient simplement arrêtées. Ce 5 janvier, la décision a été actée.
Le groupe Galapagos dispose pourtant d’une confortable trésorerie (estimée à 3 milliards d'euros au 31/12/2025), qui lui permettrait de financer sans problème la poursuite de ses recherches. Mais manifestement, il n’y croyait plus du tout.
Cet arrêt impliquera des fermetures de sites et 365 licenciements (en Europe, aux Etats-Unis et en Chine). Le coût sera de 250 à 325 millions d'euros, soit 3,79 à 4,93 EUR par action, et sera réparti sur les exercices comptables 2025 et 2026.
On ignore donc comment sera utilisée la trésorerie (qui sera encore d’un peu plus de 40 EUR par action après les charges liées à l’arrêt des activités thérapie cellulaire). Quant à la seule molécule à l’étude en immunologie (en phase II pour deux indications : le lupus érythémateux systémique et la dermatomyosite), même si des partenariats pourraient être conclus pour accélérer son développement, elle n’a à ce stade (d’un point de vue statistique), qu’une chance sur cinq d’être commercialisée un jour (d’ici 4 ou 5 ans ?).
Cours au moment de l’analyse : 28,04 EUR
Galapagos est une société biotechnologique qui a été fondée en 1999 et est cotée sur Euronext Bruxelles et sur le Nasdaq (2015).
Depuis 2020, elle a multiplié les déconvenues : usage du filgotinib refusé aux Usa pour l’arthrite rhumatoïde, essais avortés pour d’autres indications, renégociation du partenariat avec Gilead, échec du ziritaxestat, abandon des recherches du filgotinib pour la maladie de Crohn...
Depuis mi-2021, elle a cherché à se réorienter, avec l’abandon des recherches sur les maladies pulmonaires et rénales et un focus sur l’oncologie et l’immunologie.