Microsoft, Salesforce, IBM… depuis un an, les annonces de suppressions massives d’emplois de cols blancs se multiplient. Comme chez Amazon, qui vient encore d’annoncer 16 000 licenciements, la montée en puissance de l’IA est systématiquement invoquée.
Vraiment ?
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Une étude récente d’Oxford Economics nuance fortement ce lien de causalité.
Si certains emplois disparaissent déjà dans les secteurs les plus exposés à l’automatisation, l’analyse montre que, globalement, le remplacement des travailleurs par l’IA ne s’observe pas à grande échelle.
L’étude souligne aussi que si tel était le cas, la productivité devrait nettement s’accélérer, ce qui n’est pas observé aujourd’hui.
À court terme, Oxford Economics voit surtout dans l’argument de l’IA un récit commode pour présenter des restructurations comme stratégiques ou progressistes, plutôt que comme des corrections de surembauche ou des réductions de coûts en période de ralentissement.
Un discours destiné à rassurer les investisseurs plus qu’à décrire une transformation technologique immédiate.
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