Faut-il fuir le secteur auto européen ?
Stellantis, symbole d’un secteur auto en crise : faut-il rester exposé aux valeurs européennes ?
Stellantis, symbole d’un secteur auto en crise : faut-il rester exposé aux valeurs européennes ?
La charge historique de 22 milliards d’euros comptabilisée par Stellantis est d’une ampleur exceptionnelle. Comme la chute de 25% du cours de Bourse. Elle reflète le virage stratégique majeur passant notamment par une révision à la baisse des ambitions en matière de véhicules électriques.
Stellantis ne versera pas de dividende cette année. C’est décevant pour les actionnaires.
Comment doit se positionner l’investisseur ?
L’environnement reste difficile pour les constructeurs automobiles.
Notre méfiance vis-à-vis de ce secteur demeure donc inchangée et un positionnement prudent et sélectif continue de s’imposer.
Privilégiez les groupes solides, bien capitalisés, diversifiés géographiquement.
Donnez la préférence aux constructeurs capables d’ajuster leur mix (thermique / hybride/ électrique) sans détruire trop de valeur.
Limitez votre exposition aux profils les plus risqués ou les plus dépendants d’hypothèses de croissance élevées dans les véhicules électriques.
Tant que la visibilité sur la rentabilité de la transition électrique et sur le cadre réglementaire européen reste réduite :
– Conservez Volkswagen, BMW, Porsche et Mercedes-Benz.
– Vendez Stellantis et Renault.
La restructuration de Stellantis s’inscrit dans un mouvement plus large de révision coûteuse des stratégies électriques chez les constructeurs mondiaux et européens.
Volkswagen a déjà annoncé un impact significatif lié à des dépréciations d’actifs et au recalibrage de certains projets, avec un glissement vers davantage d’hybrides et de moteurs thermiques.
D’autres groupes comme Ford et General Motors reconnaissent également des charges importantes en lien avec l’ajustement de leurs plans concernant les véhicules électriques.
Tout cela montre que le cas Stellantis n’est pas isolé, même si les montants restent, pour l’instant, sans équivalent en Europe.
Sur le plan boursier, Stellantis devient le symbole extrême d’un malaise plus général : la combinaison d’investissements lourds, d’une demande de véhicules électriques plus faible qu’espéré et d’une concurrence chinoise agressive.
Tout cela pèse sur les marges et sur les cours de Bourse.
Les dépréciations massives minent la confiance des investisseurs dans des plans relatifs aux véhicules électriques et font craindre un « effet boule de neige ».