ETF de la semaine : diversifier avec les semi-conducteurs
Secteur des semi-conducteurs : innovation, diversification et croissance.
Secteur des semi-conducteurs : innovation, diversification et croissance.
Pour les investisseurs prêts à prendre des risques, le secteur des semi-conducteurs présente un intérêt double : une exposition directe à de grandes tendances (IA, cloud, mobilité électrique) et une diversification entre segments (fabricants, équipementiers, producteurs de matériaux).
Les valeurs emblématiques du secteur ont des profils de croissance différents, qu’elle soient américaines (NVIDIA, AMD), asiatiques (TSMC, Samsung) ou européennes (ASML, STMicroelectronics, Infineon).
Après publication des premiers résultats de 2025 et des prévisions pour 2026, nous avons adapté nos estimations de bénéfices. Sur la base de celles-ci, le secteur devient plus attractif.
Vous pouvez y investir via l’ETF VanEck Semiconductor UCITS distribué par Belfius, KBC Bolero et MeDirect.
Cet ETF répartit bien le poids des différentes actions (NVIDIA, son premier poste, ne compte que pour 10,5%, ASML, troisième poste pour 9,9%...). Mais il investit pour 78% aux Etats-Unis.
Comme souvent dans les secteurs technologiques, toute déception est sévèrement sanctionnée. Par ailleurs, le secteur des semi-conducteurs est plus volatile que la moyenne du marché américain. Autrement dit, le risque lié est élevé. Soyez en conscient et ne voyez le qu’à titre de diversification.
Les semi-conducteurs représentent la colonne vertébrale de l’économie. Leur développement s’explique par la convergence de plusieurs dynamiques : la digitalisation des entreprises, la montée en puissance de l’IA générative, la transition énergétique et la demande croissante d’autonomie technologique.
La pandémie et les tensions géopolitiques ont cependant révélé la fragilité des chaînes d’approvisionnement et ainsi éveillé la prise de conscience du caractère stratégique de l’industrie des puces.
Désormais, États et grands groupes investissent massivement pour sécuriser leur production et réduire leur dépendance à l’Asie, notamment à Taïwan.
L’Europe a multiplié les initiatives pour rattraper son retard et sécuriser sa souveraineté. L’European Chips Act, entré en vigueur en 2023, vise à doubler la part de marché mondiale de l’UE à 20% d’ici 2030, en mobilisant plus de 43 milliards d’euros d’investissements publics et privés.
La demande est de plus en plus diversifiée.
L’essor de l’intelligence artificielle crée un besoin colossal en puissance de calcul, dopant les revenus des concepteurs de processeurs graphiques et spécialisés.
Les récents résultats de TSMC, Samsung Electronics, ASML et Texas ont rassuré quant à la capacité de ces groupes à faire croître leurs bénéfices ces prochaines années.
Le développement du cloud computing et des data centers nécessite des architectures toujours plus performantes. L’électrification des transports et la montée des objets connectés soutiennent aussi la demande. Selon les projections de la WSTS (World Semiconductor Trade Statistics), d’ici 2030, le marché mondial devrait croître de près de 10% par an et atteindre plus de 1 000 milliards de dollars.
Les semi-conducteurs incarnent désormais un enjeu de souveraineté économique.
Les États-Unis, l’Europe, la Chine et le Japon se disputent le contrôle de la chaîne de valeur, des matériaux à la conception. Cette rivalité stimule les investissements, la recherche et l’émergence de nouveaux acteurs spécialisés.