Des différences… abyssales
Dans l’univers très encombré des fonds d’actions internationales – rien qu’en Belgique, nous en suivons près de 600 – rares sont ceux qui parviennent à se démarquer durablement. Pour autant, dire que ces fonds se ressemblent tous serait franchement réducteur.
Les écarts de performance parlent d’eux-mêmes. Sur un an, le meilleur élève affiche un rendement de 26%, tandis que le cancre chute de 16 %. En 2025, la moyenne s’est établie à +3%. Et sur des horizons plus longs, le constat est identique. Sans même évoquer le risque, les frais ou les pertes maximales depuis un sommet. Certes, tous ces fonds appartiennent à la même catégorie, mais c’est souvent leur seul point commun.
Notre score maison
Les fonds qui disposent d’un historique d’au moins cinq ans sont évalués à l’aide de notre score interne. Celui-ci intègre plusieurs critères : performances passées, régularité, volatilité, frais et comparaison avec l’indice de référence. Le résultat ? Une note comprise entre 0 et 100.
Dans cette catégorie très disputée, un seul fonds décroche aujourd’hui la note maximale : VanEck Morningstar Developed Markets Dividend Leaders UCITS ETF.
Un fonds pour tous les portefeuilles ?
Que l’ETF de VanEck soit un excellent produit ne fait aucun doute. Plus de cinq milliards d’euros y sont investis, preuve qu’il séduit de nombreux investisseurs. Nous en faisons partie. Mais attention : excellence ne rime pas automatiquement avec adéquation à votre portefeuille. Pour le vérifier, il faut regarder sous le capot. Et deux éléments méritent une attention particulière. S’ils vous conviennent, alors ce fonds peut parfaitement s’inscrire dans une stratégie d’investissement diversifiée à l’échelle internationale.
Une allocation qui sort des sentiers battus
Le fonds investit dans une centaine d’entreprises occidentales affichant un dividende élevé et durable. On y retrouve notamment Exxon Mobil, Roche, Nestlé ou encore Pfizer. Particularité notable : seuls 23% du portefeuille sont investis aux États-Unis. C’est nettement moins que dans la plupart des ETF internationaux classiques, qui y investissent à concurrence de 70% environ. Si cette sous-exposition au marché américain ne vous dérange pas, vous pouvez continuer votre lecture.
Le revers de la médaille : la fiscalité du dividende
L’ETF distribue un dividende trimestriel, pour un rendement annuel brut d’environ 3,6%. Mais ce chiffre doit être nuancé. Étant donné que le fonds est domicilié aux Pays-Bas, une retenue à la source néerlandaise de 15% s’applique, suivie du précompte mobilier belge de 30% sur le solde.
Au final, le rendement net tombe à 2,14%. La fiscalité grignote donc 1,46% de rendement par an. Pour un fonds dont les frais courants s’élèvent par ailleurs à seulement 0,38% par an, l’impact est significatif. Mais il n’existe pas de solution pour y échapper. Si cela vous convient, vous pouvez toujours poursuivre.
Acheter ou passer son tour ?
À nos yeux, le fonds de VanEck reste une valeur sûre. Certes, la double imposition sur les dividendes est regrettable. Mais en contrepartie, l’investisseur bénéficie d’une portefeuille qui, depuis son lancement en 2016, surperforme systématiquement la moyenne de sa catégorie. Et de manière significative : de l’ordre de 5% par an ou plus. De quoi compenser largement l’impact fiscal. Le fonds mérite donc clairement notre label « acheter ».
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