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Fonds et trackers : quelles différences ? il y a 5 mois - mardi 27 février 2018
De quelles différences tenir compte quand il s’agit de négocier un fonds plutôt qu’un tracker et vice-versa ?

Achat

Les fonds peuvent être achetés dans n’importe quelle banque. Attention : on ne trouve pas tout partout. Les banques sont libres de vendre ou de ne pas vendre tel ou tel fonds.
Les trackers sont aussi disponibles dans les banques, du moins dans celles qui vendent des produits boursiers. Ici, comme plus haut, les banques sont libres. Certaines ne vendent pas de trackers. C’est le cas d’Argenta.

Agréation ?

Seuls les fonds agréés par la FSMA, l’Autorité belge de contrôle des services et des marchés financiers, peuvent être commercialisés dans notre pays.
Tout tracker pour lequel le document d’information officiel (= le mini-prospectus ou Key Investor Information Document, en abrégé KIID) existe dans la langue de l’investisseur peut être proposé à la clientèle.

Où la transaction a-t-elle lieu ?

Pour les fonds : hors Bourse.
Pour les trackers : en Bourse. Certains trackers sont cotés sur plusieurs marchés. Dans ce cas, privilégiez celui pour lequel vous paierez les frais de transaction les moins élevés.

Quand la transaction a-t-elle lieu ?

Pour les fonds, le plus souvent à la fin de chaque jour ouvrable et sur la base d’un seul cours, celui de fin de journée.
Pour les trackers, pendant les heures d’ouverture de la Bourse (= intraday). Plusieurs cours possibles selon le moment de la transaction.

A quel prix ?

Vous achetez ou vendez les fonds à la prochaine valeur d’inventaire nette (VNI), c’est-à-dire la valeur du portefeuille moins les coûts que doivent supporter tous les détenteurs de parts.
Vous achetez ou vendez les trackers au cours boursier du moment. Ce cours est toujours très proche de la valeur d’inventaire nette.

Combien de parts doit-on acheter ou vendre ?

Pour les fonds : liberté totale. Vous pouvez même acheter ou vendre des fractions de parts.
Pour les trackers : comme pour les actions, au moins une part (= un titre).

Est-il possible de travailler avec des cours limites ?

Pour les fonds, non. La seule possibilité est l’ordre d’achat ou de vente classique exécuté à la prochaine VNI.
Pour les trackers, c’est l’intermédiaire financier qui décide : sur quel marché, avec ou sans limite, avec ou sans stoploss, avec ou sans date limite, date fixée d’avance ou non, ordre valable jusqu’à annulation ou non, etc. Nous vous conseillons de travailler avec un cours limite. Cela revient à déterminer d’avance à quel cours vous voulez acheter (maximum) ou vendre (minimum).

Quels sont les frais ?

Pour les fonds, tout dépend des intermédiaires financiers. En pratique, ils travaillent avec des frais d’entrée en pour cents (jusqu’à 3% dans les grandes banques), avec des frais forfaitaires (par exemple 9,95 euros par ordre chez Keytrade, quel que soit le montant de la transaction), mais certain ne demandent rien (0% de frais d’entrée, par exemple chez Binck-Bank, à la Deutsche Bank et chez MeDirect). Il n’y a pas de frais à la (re)vente.
Pour les trackers, l’usage est la commission de courtage, à l’achat et à la (re)vente. Le montant de cette commission dépend du marché où l’ordre est exécuté et de la taille de la transaction (commission dégressive selon la taille). Chaque intermédiaire applique sa tarification propre.

Fiscalité

Pour les fonds, il faut payer 1,32% de taxe sur les opérations de Bourse (TOB), mais uniquement sur la (re)vente de parts de fonds ne payant pas de dividende (= fonds de capitalisation).
Pour les trackers, il faut payer la TOB à l’achat et à la (re)vente. Selon le type de tracker, les tarifs sont de respectivement 0,12%, 0,35% et 1,32%. Découvrez tous les détails.

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