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Toutes vos questions sur les trackers il y a 3 mois - mardi 27 février 2018
Quelques réponses à vos interrogations les plus fréquentes.
Toutes vos questions sur les trackers

Toutes vos questions sur les trackers

De quand datent les trackers ?
Le tout premier tracker américain vient de souffler ses 25 bougies.
Le 22 janvier dernier, le SPDR S&P 500 ETF Trust a fêté son 25ème anniversaire. Lancé en 1993, ce tracker est le premier à avoir investi le marché américain. Un tracker, aussi appelé ETF (Exchange Traded Fund), est un fonds de placement, géré passivement, qui suit à la trace un indice boursier. En l’occurrence, ici, un panier reprenant les 500 plus grandes actions américaines.
Celui qui a investi dès le départ dans ce tracker obtenait début 2018 un rendement annuel moyen en dollar de 13,4% (dividendes réinvestis inclus). La preuve, une fois de plus, qu’investir en actions à long terme s’avère payant, malgré les éventuels krachs boursiers.

Les trackers sont-ils toujours plus performants que les fonds bancaires ?
Les trackers, aussi appelés ETF, sont des fonds indiciels cherchant à suivre fidèlement un indice boursier comme p.ex. le Bel 20 (les 20 plus grandes actions de la Bourse belge). Ces dernières années, la grande majorité des ETF a dégagé un rendement supérieur à celui des fonds bancaires gérés activement, c-à-d. gérés par un gestionnaire qui tente de dégager un rendement supérieur à celui de l’indice. Pourquoi ? D’une part, les ETF ont des frais très faibles : 0,4% en moyenne (mais certains beaucoup plus bas) contre 1,5% pour les fonds bancaires (certains plus hauts). D’autre part, il peut être difficile pour les gestionnaires des fonds actifs de sélectionner les actions qui dégageront la meilleure performance sur une période donnée.
Certains fonds bancaires parviennent toutefois à dégager de meilleures performances que des trackers.

Je souhaite me lancer dans les investissements et investir 1 000 EUR dans un tracker. Lequel me conseillez-vous ?
Si vous ne désirez acheter qu’un seul tracker, optez pour iShares Core MSCI World UCITS ETF, dont l’évolution suit celle de l’indice MSCI World, lequel reprend les entreprises les plus importantes de la planète (1 600 actions), à l’exception de celles des pays émergents. Ce tracker permet d’investir dans un panier de grandes actions internationales (Apple, Amazon.com, Nestlé,…). Les frais de 0,20% par an sont parmi les plus faibles du marché. Les dividendes sont automatiquement réinvestis. Début 2018, le rendement sur cinq ans se montait à 13% par an.

J’ai investi ces dernières années dans des trackers. Après la hausse des Bourses, je souhaiterais protéger ce gain. Est-ce possible avec des trackers ?
Il existe bien des outils permettant de protéger un gain réalisé avec un tracker. Ce sont des options sur tracker ou des « inverse ETF » qui permettent tous les deux d’enregistrer un gain lorsque le cours du tracker recule. Pour protéger indirectement votre portefeuille d’ETF d’une baisse, vous pouvez également utiliser des options ou des « futures » investis sur l‘indice suivi par le tracker, à condition que ces produits existent. Ces stratégies peuvent être difficiles à mettre en place et sont coûteuses. Plus simplement, si votre portefeuille de trackers enregistre de beaux rendements, n’hésitez pas à en vendre une partie pour conserver un équilibre entre les différentes lignes. Vendez également les actifs devenus chers.

Y a-t-il un meilleur moment pendant une journée pour acheter des trackers ?
Les trackers sont, comme les actions, cotés en continu en Bourse. Il est possible de les acheter pendant les heures d’ouverture des marchés. En pratique, nous vous conseillons cependant de ne pas les acheter et/ou vendre en début et fin de séance, moments où il y a plus de volatilité. Vous risquez d’acheter (vendre) à un prix un peu haut (bas). Pour les mêmes raisons de négoce aux meilleures conditions de prix, si vous achetez et vendez des trackers sur des marchés non européens (Etats-Unis,...), faites-le plutôt pendant les heures d’ouverture de ces marchés. Pour les acheter à de bonnes conditions, passez un ordre d’achat en indiquant un cours limite. Par exemple, avec un ETF coté 20 EUR, fixez un cours limite de 20,2 EUR. Ainsi, vous êtes certain de ne pas acheter plus cher.

Me conseillez-vous d’investir dans des trackers répliquant un indice large ou un indice spécialisé ?
Bien avant le montant des frais ou le choix d’un tracker avec dividende ou sans dividende, le choix de l’indice est la décision la plus importante à prendre puisqu’il déterminera votre rendement. Nous n’avons pas de préférence quant au choix d’un indice large (par exemple le S&P 500) ou spécialisé (par exemple le secteur des télécoms). Tout dépendra du choix du sous-jacent (l’indice) dans lequel vous souhaitez investir. Un indice concentré (peu d’actions en portefeuille) est souvent plus risqué qu’un indice large (plus d’actions en portefeuille). En terme de frais, nous ne notons pas de différence notable.

J’ai entendu parler d’une taxe de Bourse trop perçue sur certains trackers. Qu’en est-il au juste ?
Si vous avez acheté et/ou vendu entre le 2 janvier et le 7 février 2018 un tracker de capitalisation enregistré dans l’Espace économique européen (EEE), mais pas en Belgique, vous avez payé plus de taxes boursières qu’il ne fallait.
Le 8 janvier 2018, le gouvernement a en effet fait passer la taxe boursière pour ce type de tracker de 0,27% à 0,35%. Mais pour compliquer encore les choses, le nouveau taux d’imposition de 0,35% a été, sous la pression de l’Europe, rétroactivement abaissé à 0,12% début février 2018. En résumé, la taxe boursière due sur ce type de tracker ne s’élève plus qu’à 0,12%. Les banques se sont occupées de rembourser.

De quelles différences tenir compte quand il s’agit de négocier un fonds plutôt qu’un tracker et vice-versa ?

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