Ne sous-estimez pas l’effet « devises » !
Le marché des changes en 2025.
Le marché des changes en 2025.
L’an passé, presque toutes les devises importantes ont (parfois fortement) baissé par rapport à l'euro.
Prenons l'exemple du club des dollars :
-5% pour le dollar australien,
-7% pour le dollar canadien,
-9% pour le dollar néo-zélandais
-12% pour le dollar américain.
Quel contraste avec 2024 lorsque le billet vert n’avait pas reculé, mais progressé par rapport à l’euro : +7%. Du fait de la faiblesse du dollar américain, il ne reste plus à l’investisseur de la zone euro que 3% des 17% qu’il a gagné à Wall Street en 2025.
Qualifier la faiblesse du dollar de surprise sur les marchés financiers est un euphémisme. Si l'on se réfère aux prévisions bancaires d'il y a un an, le billet vert était promis à un bel avenir sous Trump. Voilà qui en dit long sur la notoire imprévisibilité du marché des changes.
Pourtant, nous serions encore plus surpris si d’ici fin 2026 le dollar devait encore se déprécier. Pourquoi ? Parce que les prochaines baisses de taux de la Fed (Federal Reserve, banque centrale américaine) sont déjà intégrées dans les cours. Comme Donald Trump n'est pas un président dont la première qualité est la prudence, le déficit budgétaire américain ne devrait pas diminuer rapidement. Or le marché exige dans un tel cas une prime de risque sous la forme d'un taux d'intérêt plus élevé.
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De plus, l'économie américaine est et reste beaucoup plus dynamique que les économies européennes
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Il n’y a donc pas de raisons suffisantes pour justifier de nouvelles baisses des taux américains. D’ailleurs les investissements en dollar (actions et obligations) restent des poids lourds dans nos portefeuilles types.
Depuis le 1er janvier, la plus-value que vous dégagez lors de la revente de vos investissements est soumise à un impôt de 10%. Il est important de savoir que, pour les investissements en devises étrangères, cet impôt se calcule sur votre plus-value après change en euro. Il se peut donc qu’en vendant avec un bénéfice une action britannique (= en livre sterling), vous ne deviez pas payer l’impôt sur la plus-value parce qu’en 2025 la baisse de la livre sterling par rapport à l’euro a réduit votre plus-value à zéro. C’est le taux de change en euro à la date de la revente qui est pris en compte.
Le même mécanisme fonctionne aussi dans l’autre sens. Ainsi, il se peut qu’un mauvais investissement en devise étrangère soit rentable après change en euro et donc soumis à l’impôt sur la plus-value. Cela souligne davantage encore le fait que les taux de change peuvent avoir un impact important sur le résultat de vos investissements.
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TOP 3
1. Couronne suédoise +5,7%
2. Peso mexicain +2,0%
3. Zloty polonais +1,3%
FLOP 3
1. Peso argentin -37,4%
2. Livre turque -27,4%
3. Roupie indienne -16,0%