La BCE n’a pas modifié sa politique monétaire
Faut-il privilégier les actions américaines ou européennes après le statu quo de la BCE ?
Faut-il privilégier les actions américaines ou européennes après le statu quo de la BCE ?
Les actions américaines restent incontournables.
Vous pouvez y investir via des ETF. Découvrez lesquels.
Vous pouvez aussi diversifier avec des actions individuelles comme Coca Cola, BlackRock ou Amazon.
Les défis que doit relever l’Europe nous conduisent à plus de prudence sur les actions européennes.
Nos conseils d’achat se limitent à quelques actions comme Ageas, Axa ou Roche.
Avec une croissance du PIB de 1,3% au 4e trimestre 2025 et une inflation retombée à 1,7% en janvier, la BCE estime que sa politique monétaire est parfaitement adaptée. Pour la cinquième fois consécutive, elle a laissé son principal taux directeur à 2,15%.
Elle reste toutefois attentive à tous les éléments qui pourraient faire dérailler la conjoncture et surveille en particulier l’évolution de l’euro.
Sa trop forte appréciation face au dollar n’est pas souhaitable. Elle provoquerait une inflation trop faible, en freinant l’activité économique et via la baisse de prix des importations.
Pour la combattre, il n’est donc pas exclu que la BCE réduise ses taux directeurs dans le courant de cette année (à moins que cette perspective suffise déjà pour stabiliser l’euro, car les investisseurs savent qu’il est hasardeux de parier contre une banque centrale).
Ce statu quo de la BCE ne touchent pas les marchés de ce côté de l’Atlantique.
Les investisseurs regardent les actions américaines avec méfiance et redécouvrent les actions européennes. Par rapport au début de l’année, le S&P 500 est légèrement dans le rouge mais la moyenne des Bourses européennes est dans le vert.
Le secteur de la technologie américaine suscite toujours la méfiance, notamment quant à la rentabilité des colossaux investissements dans l’IA.
Ainsi, cette semaine, Alphabet a publié de très bons résultats mais a suscité beaucoup d’inquiétude quant à ses investissements dans l’IA.
Lisez notre analyse | Les résultats d’Alphabet dépassent les attentes
Amazon suscite les mêmes craintes.
Lisez notre analyse | Le cours d’Amazon dévisse. Faut-il en profiter ou fuir ?
Même NVIDIA, pourtant quasi incontournable sur son marché, recule de 9% depuis le début d’année. Et vu qu’il semble que les nouvelles IA soient capables, tôt ou tard, de disrupter les modèles économiques jugés solides, le secteur des logiciels souffre.
L’Europe, plus axée sur des secteurs traditionnels comme la banque ou les services publics, bénéficie d’autant plus de l’intérêt retrouvé des investisseurs, que les résultats publiés ces dernières semaines sont de bonne qualité.