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La semaine a été scandée par les votes du parlement britannique

il y a 3 mois - vendredi 15 mars 2019
Mais les Bourses se sont au final bien portées. 
La semaine a été scandée par les votes du parlement britannique

La semaine a été scandée par les votes du parlement britannique

Sur la semaine, le S&P 500 a gagné 2,4%, le Stoxx Europe 50 s’est apprécié de 2,3% et le Bel 20 de 2,5%.

La tendance des marchés

Les Bourses américaines ont connu une belle semaine. Dans un premier temps, les investisseurs se sont inquiétés de la faiblesse de la création d’emplois en février. Mais ils se sont laissés séduire ensuite par la faiblesse du chômage et la belle progression des salaires aux USA (qui continuera de soutenir les dépenses des ménages).

En Europe, la semaine a été rythmée par l’opinion du parlement britannique sur le Brexit : vote contre une sortie sans accord, vote contre l’accord prévu avec l’Union européenne, vote pour un report de la décision... L’incertitude persiste, même si le danger d’une sortie imminente le 29 mars est éloigné. Une issue dont les marchés ont fini par se contenter et qui a rendu des couleurs à l’euro : après sa précédente chute sous 1,12 USD, il a repassé la barre de 1,13 USD.

L’indice britannique FTSE100 a terminé la semaine sur une hausse de 1,8%. Et après une semaine de très forte volatilité, la livre sterling s’est un peu renforcée.

Par ailleurs, au Japon, la banque centrale s’inquiète de l’impact d’un ralentissement global de son économie et laisse entrevoir la poursuite d’une politique monétaire ultra-expansionniste. Le yen a perdu 1,1% face à l’euro mais l’indice Nikkei a terminé la semaine sur un gain de 2%.

En Bourse

Le secteur bancaire européen a gagné 2,7% (après une semaine précédente affectée par les annonces de la BCE), animé notamment par la rumeur de fusion entre Deutsche Bank et Commerzbank (lisez notre analyse). BNP Paribas a grimpé de 3,6% (la filiale belge veut fermer 40% des agences d’ici 2021 pour s’adapter au changement de comportement des clients); UBS s’est apprécié de 2%.

Par contre le secteur aéronautique et de la défense a perdu 2,2%, suite à l’accident du Boeing d’Ethiopian Airlines. Un coup dur pour Boeing (qui compte beaucoup sur ce nouvel avion), ainsi que pour ses nombreux fournisseurs.

Au sein du Bel 20

A l’exception d’AB InBev (-0,8%), toutes les actions de l’indice ont monté. 
– argenx a gagné 6,5% (la meilleure performance de la semaine); la biotech a reçu 30 millions de dollars d'AbbVie pour l’avancée dans le développement clinique de l'ARGX-115 (immunothérapie contre le cancer).
ING a grimpé de 5,4% et KBC de 2,8% (le secteur bancaire européen a été un des plus dynamique de la semaine). 
GBL a gagné 2,1%, bien qu’ayant fait part d’un résultat 2018 assez faible (bénéfice : -7,7%; valeur intrinsèque : -14,3%). Le dividende augmente de 2,3% (à 2,15 EUR net). Mais la décote est à peine supérieure à la moyenne ces dernières années.
Umicore a gagné 5,6%; les analystes d’ING confirment voir une opportunité dans l’actuelle faiblesse du cours.
bpost a gagné 3,3% bien qu’un recul de son résultat soit attendu (publication le 19/3).

En dehors du Bel 20

Nyrstar plonge à nouveau (de 13,5%). Le groupe postpose de 30 jours le paiement des coupons de ses obligations et évoque ‘une dilution très substantielle’ si les détenteurs d’obligations acceptent de convertir leurs obligations en actions.
Agfa-Gevaert (lisez notre analyse) a gagné 5,7%.  
Brederode a gagné 1% et publié un solide résultat 2018 (bénéfice : +7,2%, valeur intrinsèque : +8,5%). Les participations non cotées se sont bien portées. Le dividende augmente de 10,6% à 0,66 EUR net. 
– Recticel a rebondi de 16,2% après avoir souffert de la publication de son décevant résultat 2018. Sa faible valorisation a attiré l’attention d’un broker. Le marché des mousses pour meubles et matelas reste cependant difficile et le climat actuel du secteur auto n’est pas propice à la cession de l’activité du groupe dans ce secteur. 
Picanol a perdu -5,5%; le chiffre d’affaires et le bénéfice 2018 ont baissé, mais c’était prévu après l’année record 2017. Mais pour le 1er semestre 2019, le groupe prévoit un recul du chiffre d’affaires de 25% (affaiblissement du marché des machines à tisser).
Tessenderlo a grimpé de 5,1%. En 2018, chiffre d’affaires et bénéfice ont souffert de la crise du secteur agricole, mais le groupe prévoit un amélioration pour 2019.

Variations de cours de lundi matin à vendredi midi.

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