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Nouvelle semaine difficile pour les Bourses

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Nouvelle semaine difficile pour les Bourses

Publié le 29 septembre 2023
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Nouvelle semaine difficile pour les Bourses

Nouvelle semaine difficile pour les Bourses

Les marchés ont été confrontés à une conjonction de facteurs négatifs : hausse des taux, menace de shutdown aux USA, situation économique en Chine.

Les indices européens se sont cependant repris en fin de semaine après la publication d’une inflation inférieure aux attentes (4,3% en septembre contre 5,2% en août), qui pourrait inciter la banque centrale à modérer ses hausses de taux. 
Sur la semaine, le S&P 500 recule de 0,5%, le Stoxx Europe 50 reste stable, malgré la baisse de 1,5% du Dax allemand, pénalisé par les reculs de Volkswagen (-4,3%) et Porsche (-3,9%). Chez nous, le Bel 20 subit une correction plus sévère, avec un recul de 2,1%. 

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Le message des banques centrales fait petit à petit son chemin chez les investisseurs : les taux resteront élevés plus longtemps, ce qui continue de pousser à la hausse les rendements obligataires. En milieu de semaine, le taux à 10 ans a atteint 4,67% aux USA, 2,94% en Allemagne, 4,86% en l’Italie et 3,5% en Belgique (pour la première fois depuis 2012). 
La question de l’ampleur des baisses de taux en 2024 et 2025 reste sans réponse.  

La hausse du prix du pétrole (93,14 USD le baril de brent) demeure un facteur inquiétant pour les banques centrales, dans leur politique de lutte contre l’inflation. 

Le secteur immobilier européen chute de 4,2%, toujours victime de la hausse des taux d’intérêt. Le recul est maintenant de 8% depuis le début d’année. 

Le secteur de la technologie, également sensible aux taux, termine la semaine à l’équilibre. Autodesk grimpe de 1,9% et ASML de 1,8%. 

Le secteur des ressources de base perd 1,5%. Les prix des matières premières sont en baisse alors que la hausse du dollar pèse sur les cours et que la demande chinoise pose toujours question. 

Le secteur européen de l’acier gagne 0,9% malgré le profit warning d’Aperam (voir ci-dessous). 

Au sein du Bel 20

Aperam gagne 2,3% et n’a donc pas souffert de son averstissement sur résultats.
Plus d’info dans notre analyse | Aperam lance un avertissement sur ses prochains résultats 

Melexis s’adjuge 1,5%. Le groupe a annoncé une petite acquisition (un société sœur active dans les tests et dont Melexis est l’unique client).

Les SIR ont encore perdu des plumes dans le sillage de la progression des taux
Aedifica recule de 2,4%, Warehouses De Pauw de 2,7% et Cofinimmo de 3,9%.
Cofinimmo vend deux centres de repos et de soins en Belgique. Cette transaction s'inscrit dans le cadre de sa stratégie de réorganisation générale du portefeuille, avec une rotation des actifs. Depuis le début de l'année, la SIR a déjà réalisé 250 millions de désinvestissements, sur les 300 millions prévus. Avec le produit de ces ventes, il entend financer ses nouveaux investissements sans augmenter son endettement ni lever de nouveaux capitaux.

Elia, plébiscité pour la visibilité sur son dividende lorsque les taux étaient au plus bas, souffre aussi de la hausse des taux et perd 8%. Le financement des infrastructures pour accompagner la transition énergétique nécessitera encore des augmentations de capital.

Proximus perd 5,1% et met ainsi fin à son rebond de 25% constaté depuis fin août (après avoir perdu 75% de sa valeur depuis début 2020). Le titre est certes largement sous-valorisé par rapport à celui des pairs européens, mais nous conseillons toujours de le vendre car la dégradation des bénéfices en Belgique va se poursuivre. 

UCB chute de 4,7%. Le groupe a pourtant annoncé l’approbation au Japon du rozanolixizumab et du zilucoplan pour le traitement de la myasthénie grave généralisée. Ils y seront cependant en compétition avec le Vyvgart d’argenx (-3,2%) qui semble présenter un meilleur profil d’efficacité. Mais le groupe continue de souffrir du retard prolongé de l’approbation américaine du bimekizumab pour le traitement du psoriasis. 

Sofina cède 1,9%. Le holding vient de lancer son deuxième plan de rachats d’actions de l’année (pour 23,5 millions d’euros), pour couvrir le plan de stock options de son personnel. Un maximum de 0,3% des actions en circulation sont susceptibles d’être rachetées d’ici le 8/12/23. Profitez de la décote élevée (29%).

En dehors du Bel 20

Mithra a encore perdu 32,5%. Les ventes de la pilule Estelle déçoivent. Les bonnes nouvelles se font attendre. Une assemblée générale extraordinaire est annoncée pour le 30 octobre. 
Plus d’info dans notre analyse | La position de Mithra est de plus en plus fragile

Atenor a chute de 27,7%. Sa prochaine augmentation de capital se fera à prix bradé.
Plus d’info dans notre analyse | Atenor brade son prix pour son augmentation de capital

Colruyt gagne 8,3% après avoir annoncé de bonnes nouvelles lors de son assemblée générale.
Plus d’info dans notre analyse | Colruyt a surpris positivement

Exmar a cédé un petit 0,9%. La famille Saverys, désormais à la tête de 83,76% du capital à l’issue de son OPA, a convoqué une assemblée générale extraordinaire pour le 30/10, pour faire approuver une réduction de capital de 1 EUR ainsi que la distribution d’un super-dividende de 4,40 EUR brut (lequel sera grevé du précompte de 30%).

Ontex perd 3%. Conformément à sa stratégie visant à réduire sa dette, le groupe sacrifie les pays émergents pour se recentrer sur l’Europe et l’Amérique du Nord. Après avoir déjà cédé ses activités mexicaines et algériennes, c’est au tour des activités pakistanaises d’être cédées. L’opération sera effective d’ici la fin de l’année mais n’aura qu’un impact limité sur le bilan (le pays génère moins de 1% des ventes du groupe). Ontex cherche encore à se séparer de ses activités brésiliennes, turques et éthiopiennes. Il a déjà renoué avec un petit bénéfice au 1er semestre. Pour les prochains trimestres, nous tablons toujours sur une poursuite du redressement des marges.

Euronav gagne 2,4%. Selon TradeWinds, des grandes négociations sont actuellement en cours. John Fredriksen (de la société Frontline), actionnaire à 26,12%, serait sur le point de reprendre la majeure partie des VLCC, les plus gros bateaux du groupe (70% de ses capacités). Une très grosse opération susceptible de générer des plus-values.

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