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La semaine sur les marchés : et si le scénario idéal se mettait en place ?

La semaine sur les marchés : les chiffres de l’inflation et du chômage aux USA permettent-ils une baisse des taux d’intérêt par la Fed ?

La semaine sur les marchés : les chiffres de l’inflation et du chômage aux USA permettent-ils une baisse des taux d’intérêt par la Fed ?

Publié le 17 novembre 2023
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La semaine sur les marchés : les chiffres de l’inflation et du chômage aux USA permettent-ils une baisse des taux d’intérêt par la Fed ?

La semaine sur les marchés : les chiffres de l’inflation et du chômage aux USA permettent-ils une baisse des taux d’intérêt par la Fed ?

C’est en tout cas l’espoir des investisseurs après la publication des chiffres de l’inflation et du chômage aux USA.

La modération sur les prix, le ralentissement contrôlé de l’économie et la détente des taux à long terme peuvent déboucher sur la baisse des taux en 2024 pour la Fed. 
Sur la semaine, la hausse est de 2,1% pour le S&P 500 et de 2,3% pour le Nasdaq. 
Le Stoxx Europe 50 progresse de 1,7%. Le Dax allemand gagne 3,6% et le Bel 20 grimpe de 2,9%.

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Le taux à 10 ans en dollar est retombé à 4,39%, contre 4,6% en début de semaine.
Le taux à 10 ans allemand revient à 2,5%, contre 2,7%.

Le secteur immobilier européen, affaibli ces derniers trimestres par la hausse des taux, s’illustre par un rebond de 3%, avec un gain de 6,8% pour le français Unibail-Rodamco-Westfield, de 7,2% pour l’allemand Vonovia et de 2,5% pour son compatriote Deutsche Wohnen.

Le secteur des semiconducteurs progresse de 1,9% après les bons chiffres de l’allemand Infineon (+14,6%). Intel grimpe de 11,6%, STMicroelectronics de 8,7% et Melexis de 11% (voir ci-dessous).

Le secteur du luxe a bénéficié en début de semaine de bons chiffres de la consommation en Chine, avant d’être refroidi pas les chiffres décevants publiés par Burberry (-6,8%). Il gagne au final 2,2%. Ce secteur reste trop bien valorisé pour changer notre conseil à son sujet.

Le secteur européen des ressources de base grimpe de 4,3%, profitant des bons chiffres de la consommation de la Chine. Anglo American bondit de 10,5%.

Les questions sur la vigueur de la demande de pétrole et la hausse des stocks aux USA font de nouveau reculer le prix du baril de Brent sous les 80 USD.
Le secteur de l’énergie baisse de 1,3%, avec un recul de 2,4% pour Shell.

Les secteurs plus défensifs restent en retrait.
Le secteur de la défense recule de 1,1%, le secteur de la pharmacie de 0,9% et le secteur télécom de 0,4%.

Au sein du Bel20

Aperam perd 0,8%.
Plus d’info dans notre analyse | Aperam a clôturé le 3e trimestre dans le rouge

argenx perd 0,6%. La biotech a reçu, comme prévu, le feu vert des autorités européennes pour la commercialisation du Vyvgart (pour traiter la myasthénie grave généralisée) dans sa version par injection sous-cutanée (moins contraignante que la version par perfusion). On attend encore d’ici la fin de l’année la présentation des résultats en phase III pour 2 autres indications (purpura thrombopénique immunologique, pemphigus vulgaire). Ils seront déterminants pour l’évolution du cours.

Melexis bondit de 11%. Le groupe a dévoilé des objectifs de croissance séduisants à l’horizon 2030. Le cours a aussi profité de la publication de bons chiffres par le collègue allemand Infineon (+16%); après avoir chuté début novembre à son plancher de l’année, il a récupéré toutes ses pertes et est en hausse de 1,1% par rapport à fin 2022.

Solvay a fait part d’objectifs ambitieux pour les deux sociétés qui naîtront de sa scission le 11 décembre (après le feu vert des actionnaires le 8/12). Le cours gagne 4,5%. Les investisseurs semblent avoir mis de côté leurs préoccupations quant aux perspectives conjoncturelles immédiates.

Elia rebondit de 8,9%. Ses tarifs ont été fixés par la Creg pour la période 2024-2027. Sa rémunération autorisée des fonds propres ne sera pas réhaussée de 1,8% à 7,6% comme il le demandait encore en mai dernier mais indexée sur les obligations sans risque à 10 ans, ce qui permet tout de même de prévoir sur la période une hausse de 1,49%.

Proximus gagne 7,4%, dopé par l’arrivée dans son capital de Xavier Niel, magnat français du secteur télécom, actif dans 9 pays européens. Avec une participation de 6%, le français, dont on ignore les intentions, devient le 2e actionnaire du groupe, derrière l’Etat belge qui en détient 53,51%.

Sofina a pris une participation de plusieurs dizaines de millions d’euros dans l’éditeur de logiciels danois EG qui multiplie les acquisitions (30 rachats depuis 2019). Le cours gagne 4,6%, poussé surtout par la détente généralisée des taux.

Les SIR sont aussi profité de la détente des taux.
WDP grimpe de 4,9%, Cofinimmo de 3,3% et Aedifica de 2,5%.

KBC gagne 3%. Un administrateur a profité de la baisse du cours des derniers mois pour acheter un bon lot d’actions à bon prix. Une signal encourageant.

Ageas s’adjuge 2,1%. L’agence Fitch a confirmé ses ratings. Sa branche portugaise rachète en outre à Xior (+3,4%) un complexe de 200 kots d’étudiants à Porto (le prix et les détails n’ont pas été dévoilés).

En dehors du Bel20

Agfa-Gevaert gagne 7,3% malgré un 3e trimestre décevant (chiffre d’affaires : -3,4%, perte de 0,10 EUR par action). Seule la hausse de la rentabilité des activités IT destinées au secteur des soins de santé a agréablement surpris. Les activités de radiologie restent sous pression. Le groupe prévoit toujours une amélioration de la marge opérationnelle 2023 par rapport à 2022, mais un résultat dans le rouge. Aussi, malgré un cours largement inférieur à sa valeur comptable estimée pour fin 2023 (2,70 EUR par action), nous ne conseillons certainement pas d’acheter.

Exmar chute de 9,2%, bien qu’ayant publié de solides résultats pour le 3e trimestre (avec 100% de ses actifs utilisés). Le marché du transport maritime de gaz reste très bien orienté, grâce à la hausse des exportations américaines et à la bonne tenue des importations chinoises. Le cours avait subi début novembre le paiement du dividende intérimaire exceptionnel (4,40 EUR brut ou 3,08 EUR net) et le remboursement de capital exonéré d'impôt (1 EUR). Aujourd’hui, nous restons vendeurs. Avec 83,76% du capital aux mains de la famille Saverys, (après l’OPA clôturée en septembre), l’action est peu liquide et nous craignons que la société ne soit pas gérée dans l’intérêt des actionnaires minoritaires.

IBA bondit de 11,8%. L’accélération du rythme d’installation des équipements commandés devrait permettre au bénéfice opérationnel du second semestre de revenir dans le vert. Ce ne sera pas suffisant cependant pour compenser les pertes du 1er semestre. Le groupe étudie par ailleurs la possibilité d’utiliser ses accélérateurs à particules pour piéger les PFAS dans l’industrie et le traitement des eaux. Un nouveau débouché potentiel. Mais on en est qu’à la théorie (un premier appareil de démonstration n’est pas attendu avant 3 ou 5 ans).

Bekaert grappille 0,5%. Le chiffre d’affaires du 3e trimestre a chuté de 21%, plombé par la baisse des prix de vente et les effets de changes. Les objectifs du groupe sont un peu en-dessous des attentes du marché mais la marge opérationnelle visée (8,5 à 8,7%) serait tout de même en progression (8,2% en 2022). Ces prochains mois, l’environnement économique restera difficile. Nos prévisions en tiennent déjà compte. Le groupe reste cependant bénéficiaire et financièrement solide. Son cours est à peine au niveau de la valeur comptable. Intéressant pour le long terme.

Kinepolis cède 0,7%. Le groupe exploitera un complexe de 9 salles dans un centre commercial à Béziers (après rénovation et modernisation début 2024).

Orange Belgium prend 1,9%. Le groupe négocie avec Nethys, le vendeur du réseau câblé wallon VOO, la conversion en actions Orange Belgium des 25% d'actions VOO encore détenues par Nethys. Nethys détiendrait ainsi environ 11% des actions d'Orange Belgium.

Home Invest Belgium grappille 0,7%. Après un bon 3e trimestre (avec un revenu locatif net en hausse de 12,3%), la SIR relève ses perspectives de bénéfice 2023. Elle déroge à sa tradition de payer un acompte sur dividende en décembre. Malgré l'augmentation de capital réalisée en juin, son endettement reste très élevé (50,5%).

Variations de cours de lundi matin à vendredi midi.

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