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Test sida à domicile: c'est désormais possible.

01 décembre 2016
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01 décembre 2016
Un "autotest de dépistage du sida" est désormais disponible dans les pharmacies belges. Difficile de prévoir s’il contribuera à minimiser les risques de transmission et si son utilisation débouchera sur une prise en charge, précoce donc plus efficace, d'un plus grand nombre de personnes infectées. Explications. 
Depuis peu, les pharmacies belges proposent un "autotest de dépistage du sida", test qui vise donc à déterminer, sans l’aide de quiconque, si l'on est infecté par le virus VIH.
Son coût est d’un peu moins de 30€, plus cher donc qu’un dépistage classique chez le médecin pour lequel le patient paie 2,50€, l'analyse et quelques euros supplémentaires, la consultation.

Le test réagit à une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Au bout de 15 minutes, le résultat est connu.
Attention: pour pouvoir être décelée par le test, l'éventuelle infection doit remonter à plus de 3 mois. Si elle est plus récente, il est possible que le test ne détecte pas encore la présence du virus dans le sang.

Une avancée selon Maggie De Block

Pour la ministre de la santé, Maggie De Block, l’autotest rend le dépistage plus accessible à tous.
La détection du VIH à un stade précoce permettra de mieux traiter les patients et réduira ainsi le risque de transmission.

En effet, si le test indique une infection par VIH, la personne dite "séropositive" est censée consulter un médecin ou centre de dépistage pour un test de confirmation en laboratoire. Elle est également supposée faire le nécessaire pour ne pas (ou plus) contaminer d'autres personnes par contact sexuel (ou partage de seringues). Et l'on suppose bien entendu qu'elle se fera soigner.

En pratique, des bémols

Le test s'adresse sans doute en première instance aux personnes ayant régulièrement des comportements à risque allant de pair avec un risque accru d'acquérir une infection. 
Une mauvaise compréhension des modalités de test peut faire qu'une personne récemment infectée se sente rassurée à tort et multiplie dès lors les rapports sans préservatif, infectant de cette manière des personnes jusqu'alors exemptes du virus. 

Une utilisation autonome du test, sans encadrement explicatif et psychologique par un personnel qualifié, peut, en cas de résultat indiquant une infection, déclencher des comportements autodestructeurs (suicide) ou destructeurs vis-à-vis d'autres (comportement du type "après moi le déluge" engendrant une multiplication des contacts sans protection).

Le test est également supposé être utilisé par des personnes qui n'osent pas aller se faire dépister chez un médecin ou dans un centre. Il n'est pas exclu que certaines, en cas de test positif, ne feront, pour les mêmes raisons, pas le nécessaire pour se faire soigner. 

Pharmaciens en première ligne

Le test étant vendu en officine, c'est d’abord aux pharmaciens qu'il incombe d'informer les clients, demandeurs du test. Sans formation spécifique à cet effet, alors que d'autres personnes se pressent au comptoir, on peut cependant douter qu’ils puissent le faire correctement.


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