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Dossier

Manger sain, c'est bon pour la planète

02 juin 2020
manger durable

On pense peu à notre empreinte sur l’environnement quand on fait nos choix alimentaires. Or, celle-ci est réelle. Voici dix gestes que vous pourriez intégrer dans vos habitudes pour réduire votre propre impact. Et en bonus, vous améliorerez votre santé.

Qu'est-ce qu’une alimentation durable ?

Juste une nourriture qui n'a pas d'impact sur l'environnement lorsqu'elle est produite ? Simple, mais un peu réducteur, parce que tout ce que nous faisons et achetons a un impact non seulement au moment de la production, mais aussi au moment de la transformation, de la distribution, de la vente et même de son utilisation à la maison : déchets de production et de calibrage, processus industriels de transformation, emballage, réfrigération, transport, déchets à la maison, etc. Et puis, il y a l’aspect économique et social de la production alimentaire. Les producteurs sont-ils correctement rémunérés ? La production n’est-elle pas délocalisée très loin ?

Si l’on veut résumer, on peut dire qu’une alimentation durable dépend d’une série de facteurs dont, notamment :

  • Ce qui est produit (et donc le type de produits que l’on choisit). On sait que l’impact environnemental des produits animaux est beaucoup plus important que celui des légumes, noix, légumineuses, etc.
  • Comment c’est produit. L’impact d’une production de type intensif est sensiblement différent de celui d’une production extensive (animaux en prairie, par exemple).
  • Où c’est produit. Localement de préférence, mais pas sous serre chauffée et pas non plus dans des régions en manque d’eau.
  • Si la production suit les saisons. Pour éviter la production sous serre chauffées très gourmandes en énergie ou l’importation (et donc le transport) de marchandises venues de loin.
  • Dans quelle condition se fait la production. Les conditions de travail et la rémunération des producteurs sont-elles correctes ?
  • Comment c’est transporté et distribué. Par bateaux cargos ? Avions, Camions ?

On sait aujourd’hui que la production alimentaire a plus d’impact sur le changement climatique que le transport ou le logement. Et toutes les analyses de cet impact concluent de la même façon: il est urgent de diminuer la pression sinon, il sera bientôt impossible de nous nourrir tous sur terre de manière saine et suffisante.

Nous sommes tous des consomm’acteurs

Une façon de changer les choses pour plus de durabilité ? En tant que consommateur, notre influence est loin d’être anodine. Si chacun de nos choix alimentaires peut avoir un effet négatif sur l’environnement, chaque changement peut aussi, à sa mesure, renverser un peu la vapeur. En modifiant nos habitudes alimentaires et nos façons d’acheter, on peut forcer les producteurs à modifier eux aussi leurs pratiques. Nous vous expliquons pourquoi et comment dans nos 10 actions qui peuvent changer les choses.

Les 10 actions qui peuvent changer les choses

La pyramide alimentaire, un bon repère

Autre guide précieux pour savoir quels aliments consommer en priorité : la pyramide d’une alimentation saine élaborée par nos autorités de santé publique. Si vous observez bien les deux pyramides ci-dessous, vous verrez que les aliments qui du point de vue nutritionnel et de santé devraient être consommés du plus fréquemment (la base la plus large) au moins souvent possible (la pointe) sont souvent aussi (à l’exception de la viande) ceux qui à l’inverse vont du moins au plus grand impact sur la planète.

Une alimentation privilégiant les fruits, légumes, céréales et légumineuses produits localement et de saison tout en diminuant la consommation de viande, de boissons sucrées et d’aliments transformés est à la fois plus saine, plus durable et très souvent moins chère.

En faisant du bien à votre santé, vous faites donc aussi du bien à l’environnement et, dans une certaine mesure, à votre portefeuille.

Source : Barilla Center for food and nutrition

Un impact sur votre portefeuille ?

Si vous craignez que vous nourrir ainsi devienne plus coûteux, sachez que ce n’est pas forcément le cas. De nombreux changements positifs pour la durabilité peuvent engendrer des économies. Eviter le gaspillage, par exemple, ou prévoir une ou deux journées par semaine sans viande ou sans poisson. Les légumineuses sont bien moins chères que la viande. Les fruits et légumes de saison et locaux sont aussi généralement moins chers que leurs alternatives importées. Faites l’expérience !

En novembre dernier, nous avons édité un guide gratuit Manger sain pour pas cher qui explique clairement la marche à suivre, donne une série de conseils pour que cela ne vous coûte pas plus cher et propose 50 recettes ciblées sur les produits de saison pour régaler toute la famille avec quelques euros. Commandez-le et n’hésitez pas à vous en inspirer.

Commander le guide Manger sain pour pas cher

 

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