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Dossier

Anesthésie: les risques

21 mars 2018
anesthésie le questionnaire

21 mars 2018
Peur de ne pas se réveiller ou peur de se réveiller lors de l’intervention chirurgicale. Ou encore, peur de garder des séquelles suite à ce sommeil artificiel. L’anesthésie, surtout l’anesthésie générale, fait souvent peur car ce n’est pas une opération anodine. Est-ce vraiment un exercice dangereux? Y a-t-il des personnes à risque ?

les risques

Personnes âgées, femmes enceinte, fumeurs, bébés… Vous vous posez peut-être la question de savoir si l’anesthésie générale représente un risque pour vous ou pour un membre de votre famille. Découvrez dans notre article ce qu’il en est réellement !

Pourquoi l'anesthésie est-elle un exercice si délicat?

En quoi l'anesthésie représente-t-elle un exercice d'équilibre aussi délicat? En cas d'anesthésie générale pour une intervention ou un examen, l'anesthésiste vous plonge totalement dans un sommeil artificiel et vous êtes alors totalement inconscient. En cas d'anesthésie régionale, seule une partie déterminée de votre corps est insensibilisée et vous restez donc en principe éveillé. Mais une anesthésie ne se limite pas qu'à endormir et à rendre inconscient. Une opération constitue en effet une véritable atteinte à votre corps et l'anesthésiste doit vous en protéger.

L'opération engendre automatiquement une réaction de stress comme le dit le jargon médical, exactement comme lorsque vous tombez malade ou vous vous blessez. Vous le ressentez comme une douleur: votre cerveau reçoit des signaux de douleur de la région touchée. L'anesthésiste doit donc aussi contrer cette douleur et administrer de puissants antidouleurs. Il doit également veiller à ce que toutes les fonctions vitales de votre corps, comme la circulation sanguine, la respiration, les reins, etc. continuent à fonctionner correctement; et remplacer au besoin temporairement une fonction par une machine. Il s'agit, pour les opérations lourdes et les grands malades, de la tâche la plus délicate.

Le dosage de l'anesthésie représente un exercice d'une grande précision et la médication doit être adaptée au besoin pendant l'opération même. Votre corps est alors suivi en permanence de manière à ce que l'anesthésiste puisse réagir au moindre danger.
La tâche de l'anesthésiste ne s'arrête du reste pas au moment où le patient quitte la salle d'opération. Vous pouvez en effet encore saigner et le dosage adéquat de l'antidouleur doit encore être mis au point. L'anesthésiste doit donc vous garder sous contrôle jusqu'à ce que votre état soit stable et que vous puissiez regagner votre chambre.

Quels sont les risques réels?

Bien sûr, le risque zéro n’existe pas mais de nos jours, l’anesthésie est un acte opératoire très sûr et très contrôlé. Tous les paramètres vitaux tels que la fréquence cardiaque, la température corporelle, la pression artérielle, etc. sont contrôlés en permanence.

On compte seulement un décès pour 140 000 opérations et il s’agit le plus souvent d’une allergie aux produits anesthésiants. Des tests d’allergies étant effectués au préalable, il est donc très rare qu’un accident de ce type se produise. Les seuls risques réels sont les éventuels effets secondaires (voir notre article sur le sujet.)

Y a-t-il des personnes plus vulnérables que d’autres?

Les personnes très âgées (au-delà de 90 ans) représentent un pourcentage sans cesse grandissant des patients susceptibles de subir une anesthésie générale. Les chirurgiens et les anesthésistes agissent donc en fonction et suivent d’autant plus prêt le patient tout au long de l’opération. La prise en charge pré-opératoire est également différente et le choix des médicaments, des doses et de la façon dont ils sont administrés sont également adaptés à l’âge de la personne et à sa condition physique.

Les bébés et les nourrissons ne sont pas des patients plus vulnérables que d’autres. Cependant, les méthodes d’anesthésie utilisées peuvent être différentes. Par exemple, chez l’enfant de moins de 4 ans, on utilisera généralement la méthode de l’induction par inhalation. Un gaz appelé sévoflurane est administré à l’enfant grâce à un masque et permet un endormissement doux et rapide.
Quant aux femmes enceintes, il faut qu’elles soient également accompagnées par un obstétricien qui assistera l’anesthésiste lors de l’anesthésie générale, afin d’écarter tout risque lié à la grossesse.

Doit-on être à jeun avant l’opération?

Oui. Il faut normalement arrêter de manger 6h avant l’opération et ne plus boire (même de l’eau) 2h avant l’opération.
Notons également que les fumeurs doivent arrêter de fumer 6h avant l’intervention.