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Vaccin contre le pneumocoque pour l’instant réservé à un petit groupe de patients à risque pour cause de pénurie

21 octobre 2020

Le vaccin contre la grippe n’est pas le seul vaccin à faire les frais de la pandémie de corona. Les stocks de Pneumovax 23, l’un des deux vaccins contre les pneumocoques, sont également épuisés depuis la fin septembre. C’est la raison pour laquelle les recommandations en matière de vaccination ont été adaptées. Suivez le guide.

La pandémie covid-19 entraîne une charge gigantesque pour le secteur des soins de santé. Aussi, est-il important de prévenir au maximum les maladies ayant des symptômes similaires. Cela permet d’éviter toute confusion lors du diagnostic de la covid-19, libérant ainsi un maximum de lits d’hôpitaux pour les patients covid-19. C’est possible entre autres en vaccinant les groupes à risque contre les pneumocoques. Les contaminations par ces bactéries sont en effet fréquentes et peuvent entraîner des maladies graves, comme la pneumonie, la septicémie ou la méningite.

La vaccination contre les pneumocoques se compose de 2 parties : un premier vaccin Prevenar 13 (PCV13), suivi par un deuxième vaccin Pneumovax 23 (PPV23). En raison de la pandémie de corona, la demande de vaccins contre les pneumocoques a fortement augmenté au niveau mondial. Par conséquent, Pneumovax 23 est temporairement indisponible en Belgique depuis la fin septembre. Les livraisons encore attendues seront insuffisantes pour pouvoir vacciner l’ensemble des groupes à risque.

C’est la raison pour laquelle l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé a formulé les recommandations suivantes :

  • Le Pneumovax 23 doit être réservé aux personnes à partir de 2 ans, présentant un risque accru d’infection à pneumocoque, qui ont déjà été vaccinées avec le Prevenar 13 (ou éventuellement le Prevenar ou Synflorix). Il s’agit entre autres des :
    • Personnes immunodéficientes à partir de 2 ans (ex. patients immunodéprimés, ou ayant subi une transplantation d’organe) ;
    • Personnes à partir de 2 ans sans rate, avec drépanocytose ou des anomalies héréditaires de l’hémoglobine ;
    • Personnes à partir de 2 ans présentant une fuite de liquide céphalorachidien ou un implant cochléaire ;
    • Enfants à partir de 2 ans avec une maladie cardiaque ou pulmonaire chronique, ou un autre trouble métabolique.
  •  Pour l’instant, tous les autres groupes à risque sont vaccinés au Prevenar 13. La vaccination de suivi au Pneumovax 23 est reportée « d’au moins 1 an ». Il s’agit en l’occurrence d’adultes de 50 à 85 ans atteints de diabète, présentant une assuétude au tabac ou à l’alcool, une maladie chronique du cœur, des poumons, du foie ou des reins, ayant des problèmes nerveux et/ou musculaires entraînant un risque accru d’étouffement, et d’adultes sains entre 65 et 85 ans

Envie d’en savoir davantage sur la vaccination chez nous ? Lisez notre dossier complet sur la question : « Vaccination : comment, pourquoi et pour qui ? »

Vers notre dossier vaccination

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2 Commentaires

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27-10-2020

Bonjour,
Je pense que lorsqu'on a été vacciné au prevenar 13 et suivi du pneumovax 23 la protection est "à vie" et plus tous les cinq ans?

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28-10-2020
, a répondu:

C'est en effet ce que j'ai compris aussi, la protection est "à vie"

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