Communiqué

“Time to Switch for Nintendo”

20 février 2020

Les consoles Nintendo Switch, neuves et déjà bonnes pour la poubelle

 

Peu après la sortie de la console "Nintendo Switch", de nombreux joueurs se sont plaints de manettes défectueuses, rendant la console inutilisable. Pourtant, la réparation ou le remplacement sous garantie est trop souvent refusé et les joueurs sont souvent obligés d'acheter de nouvelles manettes pour des montants importants. Inacceptable pour Test Achats qui a mis le fabricant japonais en demeure de réparer gratuitement toutes les consoles défectueuses. L’organisation appelle les joueurs concernés à signaler leur console Switch défectueuse sur www.tropviteuse.be

 

Joy Con « Drift »

Il y a un peu plus de 2 ans, Nintendo lançait la "Switch". Avec 300.000 exemplaires vendus en Belgique, on peut parler de réel succès commercial. Et pourtant, de nombreux consommateurs ont signalé des défauts de contrôle au niveau des manettes, les rendant inutilisables. Les dysfonctionnements se caractérisent par des « déplacements fantômes », mouvements inopinés provoqués dans le jeu par le joystick, sans que le joueur ne les ait commandés. En d'autres termes, Zelda, Mario ou Donkey Kong traversent l'écran sans que le joueur ne touche à la manette. Sur Internet, ce phénomène a été qualifié par les joueurs de "Joy Con Drift". L'organisation française de consommateurs, UFC Que Choisir, a déjà reçu plus de 7.000 plaintes de joueurs à ce sujet.

Pas de réparation systématique

En Belgique, Nintendo n’intervenait, via sa garantie commerciale, que lorsque le défaut se manifestait endéans la première année. Ensuite, il fallait payer : 54 euros pour racheter une manette et 80 à 85 euros pour les deux ! La réparation du produit auprès d’un réparateur indépendant s’éleve quant à elle aux alentours de 25 euros. Inacceptable pour Test Achats à partir du moment où le produit est notoirement défectueux. « A l’heure de la lutte contre l’obsolescence programmée, cette attitude ne peut se justifier. Rendre la réparation coûteuse ou difficile est caractéristique de l’obsolescence programmée. Une fois de plus, le consommateur est poussé vers un nouveau produit et nos déchets continuent de s’accumuler », dénonce Julie Frère, porte-parole de Test Achats. Suite à la mise en demeure qui lui a été adressée par l’organisation de consommateurs, Nintendo a annoncé vouloir étendre sa garantie commerciale de 12 à 24 mois. Mais les réparations/remplacements (lorsqu’ils ont lieu) se passent en coulisses, au cas par cas. Test Achats demande au fabricant japonais de communiquer proactivement au sujet du défaut affectant son produit, et de réparer gratuitement toutes les manettes concernées. Test Achats rappelle par ailleurs aux consommateurs concernés qu’ils jouissent d’une garantie légale de 2 ans qu’ils sont en droit de faire valoir auprès du vendeur.    

 

 

 

Trop vite usé

L’organisation invite tous les consommateurs concernés à signaler leurs consoles Switch défectueuses sur son site web "Trop vite usé" (www.tropviteuse.be), le point de contact mis en place en 2016 pour détecter les produits qui vieillissent prématurément. Plus de 9000 produits ont déjà été signalés sur ce point de contact qui a reçu depuis quelques mois le soutien financier de la Commission européenne au travers du projet PROMPT. Plusieurs autres pays européens ont désormais lancé leur point de contact sur le modèle de celui développé par Test Achats.

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