Dossier

Votre voiture peut-elle encore accéder aux zones de basses émissions?

11 janvier 2019
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11 janvier 2019
Différentes villes belges ont déjà une « zone de basses émissions », où vous ne pouvez plus accéder en voiture, ou de manière limitée seulement, si les émissions de votre véhicule sont trop élevées. Qu’est-ce que cela signifie en pratique?

Qu'est-ce qu'une zone de basses émissions?

Une zone de basses émissions est une zone délimitée dans une ville (à l’intérieur d’un périphérique par exemple), au sein de laquelle on tente d’améliorer la qualité de l’air en y interdisant ou limitant l’accès aux voitures émettant trop d’émissions. En Belgique, une telle zone a été établie à Anvers et à Bruxelles, et le sera bientôt à Gand.

Introduction progressive

Une zone de basses émissions ne signifie pas qu’il ne sera désormais plus possible d’entrer dans nos villes avec un véhicule comptant quelques années au compteur. Le système sera introduit progressivement, les premières voitures à être refusées étant les plus anciennes et les plus polluantes. On se base pour cela sur la norme Euro, qui fixe les valeurs limites des différents types d’émissions. Il existe également une différence entre le diesel et l’essence. 

Actuellement, les voitures (essence et diesel) sans norme Euro et Euro 1 sont interdites à Bruxelles, ainsi que les voitures diesel Euro 2.
Anvers est un peu plus permissif en permettant, pour le moment encore, l'entrée des voitures Euro 1 essence.

Dans les années à venir, l’accès sera également limité aux modèles plus récents ou il faudra payer pour rentrer. Voyez, en page suivante, les tableaux complets des interdictions par ville en fonction des normes Euro pour chaque motorisation.

Régime transitoire

Si vous roulez avec une voiture plus ancienne, votre liberté de mouvement s’en trouve donc limitée, même s’il existe des échappatoires (nous y reviendrons). Toutefois, les voitures plus récentes aussi, aux normes Euro 3 et 4, entrent progressivement dans le collimateur. Pour celles-ci, un régime de transition est prévu: l’« accès après paiement ». Il est d’ores et déjà d’application à Anvers pour les véhicules diesel euro 3 sans filtre à particules. À quelques exceptions près, le tarif est de 20€ par jour, 45€ par mois, 180€ par semestre et 350€ par an. 

Si votre véhicule est d’ores et déjà frappé d’une interdiction « définitive » à Bruxelles et Anvers, il est encore possible d’accéder à la zone de basses émissions moyennant un pass journalier. Pour 35€, il donne accès à la ville, le jour choisi, jusqu’à six heures du matin le lendemain. Ce pass peut être acheté au maximum huit fois par an.

Habitant de la zone de basse émission ?

Quid si vous habitez dans les limites d’une zone de basses émissions et que vous possédez une voiture « interdite »? Vous êtes soumis aux mêmes règles qu’une personne venant de l’extérieur. Si vous roulez dans un ancien modèle, vous devrez le remplacer ou de rechercher une solution alternative, vous permettant de laisser votre véhicule en dehors de la zone délimitée et de parcourir le reste du trajet par d’autres modes de transport. Cela semble néanmoins irréalisable en pratique. 
Si vous relevez du régime « accès après paiement », un supplément non négligeable s’ajoutera à l’utilisation de votre voiture.