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Manger durable reste difficile selon les Européens

03 juin 2020

La majorité des Européens souhaitent adopter des habitudes alimentaires plus durables. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par plusieurs associations de consommateurs en Europe. Cependant, il est primordial, selon les sondés, que manger durable devienne plus facile et accessible.

Plusieurs associations de consommateurs en Europe, dont Test Achats, ont joint leurs forces afin de mener une enquête auprès de leurs citoyens dans 11 pays parmi lesquels la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas. Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) en a récemment publié les résultats dans un nouveau rapport. 

Ce sondage montre que la plupart des citoyens européens accordent de l’importance à l’impact de leurs choix alimentaires sur l’environnement et qu’ils souhaitent consommer de manière plus écologique.

Pour savoir comment manger de façon plus durable, consultez notre dossier à ce sujet.

Notre dossier sur l'alimentation durable

Les consommateurs sous-estiment leur impact

L’alimentation est la première source des impacts environnementaux générés par la consommation des ménages au sein de l’Union européenne. Elle est suivie par le logement (en particulier le chauffage), et la mobilité (notamment l’utilisation des véhicules privés).

L’enquête a mis en lumière plusieurs éléments sur les comportements et croyances des consommateurs européens. Tout d’abord, elle nous a appris qu’ils avaient tendance à sous-estimer l’impact de leurs propres habitudes alimentaires sur l’environnement.

Encore trop d’obstacles

Ils sont deux tiers à vouloir changer leurs habitudes alimentaires pour des raisons environnementales. Cependant, plusieurs obstacles les empêcheraient d’y parvenir. Le prix est le premier obstacle que citent les consommateurs lorsqu’il s’agit de manger plus durable, mais ils pointent également le manque d’informations et le manque d’étiquetage clair ainsi que le choix limité de produits plus respectueux de l’environnement.

Autre constat: un peu plus de 40% des consommateurs (44% en Belgique) déclarent avoir arrêté ou diminué leur consommation de viande rouge pour des raisons environnementales. Ils se tournent volontiers vers les « burgers » végétaux et les autres alternatives végétariennes.

Le législateur doit en faire davantage

L’enquête révèle, par ailleurs, que seuls 16% des consommateurs (12% en Belgique) estiment que leur gouvernement encourage suffisamment l’alimentation durable, tant au niveau de la production que de la consommation. C’est très peu.

Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) est d’avis que les décideurs politiques doivent activement contribuer à un système alimentaire plus résilient et durable. Selon Monique Goyens, sa Directrice générale, « les législateurs, fabricants, distributeurs, entre autres, ont un rôle crucial à jouer pour ajuster les prix, le marketing, et tous les autres facteurs qui nous poussent à choisir un produit plutôt qu’un autre. »