Dossier

L'intolérance au lactose

10 mai 2017
lactose-intolérance

10 mai 2017
La mode des produits sans lactose tente de nous le faire croire : tout le monde (ou presque) serait intolérant au lactose. Pour bien digérer, devons-nous vraiment tous éviter les produits laitiers? Non et sûrement pas sans avis médical.

Les croyances alimentaires et les pubs anti lait ont largement contribué au phénomène démesuré de l’intolérance au lactose. Avant d’incriminer – à tort – le lactose, un vrai diagnostic s’impose. Et supprimer tous les produits laitiers de son alimentation n’est certainement pas indiqué, tant pour la santé que pour la gastronomie.

L’intolérance au lactose (le sucre du lait) découle d’une déficience en lactase, une enzyme capable de dégrader le lactose dans notre intestin. Dans nos régions, cette affection toucherait de 2 à 15 % de la population (les chiffres varient de pays à pays, mais aussi selon les études). C’est bien moins en tous cas que les 70% que l’on peut lire çà et là. Toutefois, la déficience en lactase ne provoque pas nécessairement de plaintes, en d’autres termes n’entraîne pas toujours une intolérance au lactose.

La diminution de l’activité lactasique avec l’âge est un phénomène tout à fait normal. Ce phénomène est déterminé génétiquement, ce qui explique pourquoi les Scandinaves digèrent généralement bien le lactose, au contraire des Asiatiques ou des Africains par exemple.

Le lactose non digéré provoque une fermentation dans l’intestin ainsi qu’une rétention de liquide, ce qui peut alors provoquer des désordres intestinaux. Douleurs abdominales, crampes, flatulences, diarrhées, etc. Ces symptômes peuvent bien sûr avoir de toutes autres causes qu'une intolérance au lactose. C’est pourquoi il est essentiel d’établir un diagnostic correct et impérativement recourir à des tests. Outre le fait de pouvoir incriminer le lactose avec certitude, il est aussi essentiel de ne pas passer à côté d’autres pathologies digestives.


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