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Dossier

Douleur chronique

25 mai 2020

La douleur fait partie du quotidien de bien des Belges. Une enquête de Sciensano sur la santé datant de 2018 révèle que plus d’un quart (28,5%) de la population de 15 ans et plus souffre de douleurs physiques plus ou moins sévères. La douleur est considérée comme chronique lorsqu’elle est ressentie pendant plus de trois mois. 

Affection

La douleur est considérée comme chronique lorsqu’un individu en souffre pendant plus de trois mois. Mais dans la pratique, on prend plus communément en compte une durée de 6 voire 12 mois. Selon des données épidémiologiques, près de 980 000 de nos compatriotes souffriraient de douleurs chroniques nécessitant un suivi médical.  Le vieillissement de la population explique l’augmentation des maladies chroniques (telles que la lombalgie, les douleurs à la nuque, les rhumatismes et les cancers) qui causent des douleurs persistantes et impactent la qualité de vie.

Signal d’alarme: la douleur

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la douleur en soi est un phénomène utile. Elle avertit notre corps lorsqu’il court un danger et nous aide à rester en bonne santé et en vie. La douleur enclenche un réflexe de retrait rapide lorsque nous touchons quelque chose de brûlant, de glacé ou d’acéré. C’est de cette façon que notre corps essaie de nous protéger d’irritations pouvant causer des dommages. Si la blessure survient malgré tout, en se tordant la cheville par exemple, la douleur nous rappelle de mettre la partie lésée du corps le plus possible au repos et de la soigner jusqu’à la guérison.

Au-delà de l’utilité

Pourtant, toutes les douleurs ne sont pas utiles. En cas de douleurs chroniques, elles perdent leur fonction d’avertisseur pour devenir une affection en soi. C’est alors que la douleur persiste au-delà du temps de guérison prévu. Même si la blessure ayant provoqué la sensation de douleur est guérie.

Il n’existe à ce jour que peu de documentation scientifique au sujet de la douleur chronique en tant qu’affection. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé a validé une nouvelle classification des syndromes de douleur chronique établie sous l’impulsion d’organisations scientifiques de lutte contre la douleur. Ce système comprend un code unique pour « douleur chronique primaire », où la douleur est une maladie en soi, ainsi que six codes pour la douleur chronique secondaire lorsque la douleur évolue dans le cadre d’une autre maladie. 

Il devient dès lors plus facile de systématiquement coder la douleur chronique de la même manière, conduisant à terme à augmenter la reconnaissance du phénomène en tant qu’affection à part entière.

 
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