News

L'accompagnement psychologique bientôt remboursé?

22 avril 2016
Soins psychologiques

22 avril 2016

Le nombre de personnes éprouvant des difficultés psychologiques augmente et l'assistance professionnelle semble inaccessible pour beaucoup. Le remboursement des soins psychologiques pourrait changer la donne, mais il faudra s'armer de patience avant que cela ne se concrétise.

Jusqu'ici, les soins psychologiques n'étaient pas remboursés dans notre pays, de sorte qu'ils étaient difficilement accessibles pour beaucoup. Une proposition visant à changer la donne est à présent sur la table. Le Centre fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE) a développé un modèle d'organisation et de remboursement devant aider plus rapidement les gens confrontés à des difficultés modérées.

Demande importante, offre insuffisante

Toutes les difficultés psychologiques ne sont pas des maladies mentales graves. Les problèmes légers à modérés comme la dépression, le burn-out ou les crises d'angoisse peuvent bien souvent être réglés par le biais de l’aide d'un prestataire spécialisé. Toutefois, nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à trouver l'aide dont ils ont besoin : c'est tabou, les listes d'attente sont interminables et les soins sont trop onéreux pour beaucoup.

Le KCE propose dès lors un système de soins à deux niveaux. Un premier niveau général, accessible de manière aisée et sans restrictions préalables, pour les problèmes récurrents et modérés, et un deuxième niveau qui procure des soins spécialisés lorsque les soins de premier niveau s'avèrent insuffisants. Sous certaines conditions, ce deuxième niveau sera lui aussi remboursé par l'INAMI.

Cinq sessions suffisent généralement

Le premier niveau est ouvert à chacun, sans prescription ni critère en matière de diagnostic ou de gravité du problème. En cinq séances maximum, des psychologues de première ligne ou des médecins spécialisés tenteront d'insuffler davantage de résilience à leurs patients afin de pouvoir faire face aux difficultés. Par ailleurs, ils pourront si nécessaire les diriger vers des soins plus spécifiques ou de plus longue durée au deuxième niveau.

Un projet-pilote flamand a mis en lumière que 88 % des patients ont été aidés en (moins de) cinq séances.

Encore pas mal de pain sur la planche

Nous plaidons depuis longtemps en faveur de soins de santé psychique davantage accessibles et abordables, de sorte que cette proposition nous satisfait d'ores et déjà. Reste à espérer que cela ne soit pas reporté aux calendes grecques! Nous espérons que ce modèle sera rapidement mis en œuvre, y compris le développement des indicateurs de qualité et une formation approfondie pour les prestataires de soins de première ligne.


Imprimer Envoyer par e-mail