News

Suicide: trop peu demandent de l'aide

27 janvier 2012
suicide

27 janvier 2012

Chaque jour, cinq à six Belges se suicident. Pourtant le sujet reste tabou, et peu de personnes suicidaires osent en parler ou solliciter une aide professionnelle.

Les personnes qui choisissent l’échappatoire du suicide sont accablées par une souffrance psychique insupportable. La vie leur semble trop dure, et le suicide leur apparaît comme la solution à leurs problèmes. La majorité des personnes qui souhaitent en finir avec la vie souffrent de dépression ou d’une autre affection psychique qui les rend plus vulnérables et plus sensibles aux épreuves personnelles que d’autres. En outre, des facteurs de risque supplémentaires sont souvent présents.

Une personne sur cinq a songé au suicide au cours de l’an dernier

Test Santé a sondé 821 Belges âgés de 18 à 74 ans sur leurs convictions et leurs conceptions quant au suicide ainsi que sur leurs expériences en la matière, qu’il s’agisse des leurs propres ou de celles de membres de leur famille ou d’amis. Les résultats sont représentatifs et préoccupants.

La Belgique est un des pays où le taux de suicide est le plus élevé, c’est ce que reflète malheureusement aussi notre enquête. Comparé à l'enquête précédente réalisée en 2003, Test-Achats a constaté une légère tendance à la hausse pour ce qui concerne les pensées suicidaires.

Un répondant sur cinq (22%) a songé au suicide au moins une fois au cours des douze derniers mois, un pourcentage plus élevé que dans l’étude réalisée il y a neuf ans (19,6%). Près d’un individu sur dix a l’impression de ne pas pouvoir s’ouvrir de ses problèmes auprès de sa famille, et seul un quart des répondants suicidaires ont recherché une aide professionnelle. Près d’un répondant sur dix affirme avoir essayé au moins une fois de se donner la mort. Un suicidant sur trois n’a recherché par la suite aucune aide professionnelle.

Améliorer la prévention

L’absence de soins ou de suivi après une tentative de suicide est étonnante, mais aussi et surtout alarmante : la moitié des suicides a été précédée d’une ou de plusieurs tentatives. La probabilité qu’une personne ayant déjà commis une tentative de suicide finisse par décéder de cette cause est 150 fois plus élevée !

C’est précisément la raison pour laquelle l’aide psychologique doit être davantage accessible et envisageable. Il est en effet essentiel de s’attaquer aux problèmes sous-jacents. Après tout, il s’agit de personnes qui souffrent littéralement de vivre. Il importe donc de bien comprendre les problèmes à l’origine de ce mal-être.

La meilleure forme de prévention du suicide consiste à en parler et à briser l’isolement. Une psychothérapie est recommandée dans ce genre de situations. Parfois, une hospitalisation est même nécessaire. Un traitement médicamenteux est généralement prescrit.

Les proches ne doivent donc pas culpabiliser après coup. Une personne peut être déterminée à mettre fin à ses jours, quelles que soient les tentatives faites pour l’en dissuader.


Imprimer Envoyer par e-mail