Testachats met en garde contre les vernis à ongles Essie, Bourjois, Maybelline et Mavala
15 marques passées au crible
Testachats a acheté 15 vernis à ongles rouges dans plusieurs magasins, puis les a fait analyser en laboratoire. Les experts ont notamment recherché la présence de :
- Formaldéhyde et les libérateurs de formaldéhyde, connus pour leurs effets irritants, allergènes et cancérigènes ;
- Métaux lourds tels que le plomb, le mercure et l'arsenic, susceptibles de provoquer des irritations cutanées, des réactions allergiques et des lésions organiques ;
- Benzophénone-1, un perturbateur endocrinien qu’on retrouve souvent dans les vernis à ongles ;
- Nitrosamines, des contaminants chimiques pouvant se former lors de la production et considérés comme potentiellement cancérigènes.
Concernant les métaux lourds, en l'absence de limites européennes, ce sont les seuils fixés par l'Office fédéral allemand de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire (BVL) qui ont servi de base pour les analyses. Les seuils du BVL s’appliquent également pour les nitrosamines, car la réglementation européenne indique uniquement que leur niveau doit être « aussi bas que possible ». A ce jour, il n'existe aucun seuil maximal pour la benzophénone-1, pourtant considérée comme un perturbateur endocrinien par le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs, et donc fortement déconseillé.
4 marques à éviter
Heureusement, aucun des 15 flacons de vernis à ongles ne contenait de formaldéhyde, de libérateurs de formaldéhyde ou de métaux lourds. Cependant, les produits Bourjois, Essie et Maybelline contenaient bien de la benzophénone-1, un perturbateur endocrinien bien connu. La benzophénone-1 est souvent présente dans les vernis à ongles, afin de protéger la couleur du vernis des UV, même si elle est également soupçonnée d’interférer avec le système hormonal. « Il existe des indices sérieux selon lesquels la benzophénone-1 agit comme perturbateur endocrinien », explique Julie Frère, porte-parole de Testachats. « Nous déconseillons ces marques, surtout pour les enfants de moins de 3 ans et les femmes enceintes », conclut-elle.
Le vernis à ongles de la marque Mavala, vendu en pharmacie, contenait quant à lui une concentration légèrement supérieure à celle établie par BVL. « Plusieurs organismes internationaux classent les nitrosamines comme probablement ou potentiellement cancérigènes. Nous ne pouvons que regretter leur présence dans des produits destinés à être appliqués de manière répétée sur le corps », déclare Julie Frère. ”Par ailleurs, le fait qu’11 vernis sur 15 ne contiennent aucune substance nocive montre bien qu’il est possible de proposer des produits sûrs aux consommateurs et consommatrices, et que les produits problématiques pourraient donc être améliorés” conclut-elle.
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