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Trop de laxisme dans les solariums

19 avril 2017
Centre solaire

19 avril 2017
Pas de plan de bronzage, aucune information ou conseils inappropriés, les personnes aux peaux claires admises... De nombreux centres de bronzage ne respectent toujours pas la loi et se moquent ainsi des risques pour la santé liés à l’usage du banc solaire. Kris Peeters a déjà réagi positivement en mettant deux de nos exigences en application.

Notre enquête sur le terrain

Le banc solaire augmente le risque de mélanome de 20%. Chaque année, pas moins de 800 européens meurent des suites de l’utilisation d’un banc solaire. La connaissance des risques a conduit au fil des années à une législation plus stricte, tant au niveau national qu’européen. Mais dans la pratique, la santé des utilisateurs de bancs solaires semble encore trop souvent ne pas être au centre des préoccupations.

Nos enquêtrices ont visité, sous couvert de l’anonymat, 117 espaces qui proposent des bancs solaires. A côté des 57 centres de bronzage classiques, ont été aussi examinés: 14 centres automatisés, 29 instituts de beauté et 17 centres de fitness et wellness.

Tout comme en 2001 et 2009, nous avons soumis le secteur à une enquête approfondie. Les autorités organisent également des contrôles annuels sur un échantillon de centres de bronzage. Il y a une constante: peu de centres sont en conformité avec la loi.

Nous vous invitons à consulter la liste des centres visités et les principaux résultats de l'enquête dans la page suivante.

Un accès trop libre

Deux de nos sept enquêtrices avaient un type de peau ou phototype 1 (peau très claire qui brûle vite, cheveux blonds ou roux et yeux bleus). La loi leur interdit l’accès aux bancs solaires. Pourtant, elles ont pu profiter sans problème d’une séance de banc solaire dans 36 des 40 centres visités.

De plus, dans un centre sur six, aucune question n’a été posée aux enquêtrices concernant la sensibilité de leur peau ou un éventuel cancer de la peau.

centres de bronzage

Peu d’information ou de mauvais conseils

Un tiers des centres testés fournit pas ou peu d’information sur l’augmentation du risque de cancer de la peau. En revanche, les prétendus bienfaits des rayons UV comme «le banc solaire prépare la peau au soleil» sont régulièrement mis en avant.

L’utilisateur d’un banc solaire doit en outre recevoir obligatoirement un schéma d’exposition qui reprend la durée maximale des séances par type de peau, en tenant compte des caractéristiques du banc solaire et des lampes. L’objectif est de minimiser le rayonnement UV. Un tiers des centres testés ne fournit pas ces schémas, violant ainsi la loi.

Certains centres ont autorisé nos enquêtrices à faire une séance plus longue que ce qui est normalement autorisé, tandis que d’autres centres acceptent sans problème que les enquêtrices reviennent tous les jours. Alors qu’il est obligatoire d’attendre 48 h entre la première et la deuxième séance.

Kris Peeters réagit

Des mesures doivent être prises pour améliorer la protection des consommateurs lors de l’utilisation de bancs solaires. Il y a plus d’un an, nous avions déjà remis - avec d’autres organisations telles que la Fondation contre le Cancer, Kom op Tegen Kanker, les mutuelles et les dermatologues - une position aux Ministres Peeters et De Block.  
Nous saluons la réaction de Kris Peeters qui met actuellement sur pied deux de nos exigences:

  • L'interdiction de vanter de quelque manière que ce soit des avantages ou des effets bénéfiques de l’utilisation de bancs solaires.
  • L'avertissement sanitaire - à mentionner explicitement dans les publicités, à l’accueil et dans les cabines des centres de bronzage - stipulant que l’utilisation de bancs solaires favorise le cancer.

Bien que le ministre souhaite intensifier les contrôles, cette intention reste pour le moment assez vague. Nous regrettons que le ministre n’ait pas encore répondu favorablement à notre demande de plan d’inspection approfondi :

  • Chaque centre devrait être contrôlé avant son ouverture et ensuite à l’improviste tous les deux ans.
  • Ces résultats devraient également être rendus publics.
  • Le financement de ce système pourrait être réglé par les autorités via une contribution des centres eux-mêmes. En tous points, les inspections doivent être effectuées par les autorités, pas par le secteur lui-même, comme c'est actuellement le cas. 

Nous réitérons enfin notre exigence relative à l’interdiction des centres automatisés. 


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